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Vieux 05/11/2011, 19h43
Smartiesjaune Smartiesjaune est déconnecté
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Smartiesjaune a un bel avenir devant lui
Post Hegel - étude de la conscience

Bonsoir à tous !
Je suis actuellement en terminale et j'ai terminé ma première explication de texte sur ce cher Hegel, je ne demande pas une réponse intégrale, j'aimerai simplement avoir votre avis quant à ce que j'ai écrit, étant donné que c'est ma première fois j'ai surement oublié quelques notions ou mal expliqués certaine chose, merci d'avance à tout ceux qui se donneront le mal de m'aider

« Les choses naturelles ne sont qu’immédiatement et pour ainsi dire en un seul exemplaire, mais l’homme, en tant qu’esprit, se redouble, car d’abord il est au même titre que les choses naturelles sont, mais ensuite, et tout aussi bien, il est pour soi, se contemple, se représente lui-même, pense et n’est esprit que par cet être-pour-soi actif. L’homme obtient cette conscience de soi-même de deux manières différentes: premièrement de manière théorique, dans la mesure où il est nécessairement amené à se rendre intérieurement conscient à lui-même, où il lui faut contempler et se représenter ce qui s’agite dans la poitrine humaine, ce qui s’active en elle et la travaille souterrainement, se contempler et se représenter lui-même de façon générale, fixer à son usage ce que la pensée trouve comme étant l’essence , et ne connaître, tant dans ce qu’il a suscité à partir de soi-même que dans ce qu’il a reçu du dehors, que soi-même. Deuxièmement, l’homme devient pour soi par son activité pratique, dès lors qu’il est instinctivement porté à se produire lui-même au jour tout comme à se reconnaître lui-même dans ce qui lui est donné immédiatement et s’offre à lui extérieurement . Il accomplit cette fin en transformant les choses extérieures, auxquelles il appose le sceau de son intériorité et dans lesquelles il retrouve dès lors ses propres déterminations . L’homme agit ainsi pour enlever, en tant que sujet libre, son âpre étrangeté au monde extérieur et ne jouir dans la figure des choses que d’une réalité extérieure de soi-même. La première pulsion de l’enfant porte déjà en elle cette transformation pratique des choses extérieures; le petit garçon qui jette des cailloux dans la rivière et regarde les ronds formés à la surface de l’eau admire en eux une oeuvre, qui lui donne à voir ce qui est sien. Ce besoin passe par les manifestations les plus variées et les figures les plus diverses avant d’aboutir à ce mode de production de soimême dans les choses extérieures tel qu’il se manifeste dans l’oeuvre d’art’. Or l’homme ne procède pas seulement ainsi avec les objets extérieurs, mais tout autant avec lui-même, avec sa propre figure naturelle qu’il ne laisse pas subsister en l’état, mais qu’il modifie intentionnellement ».

Friedrich Hegel, Cours d’esthétique (1818-1829), t. I, introduction,texte établi en 1842

Voilà mon explication de texte:

Ce texte est un extrait de « cours d’esthétique » écrit par le philosophe Hegel en 1842. Il y fait l’étude de la conscience de soi même chez l’homme et notamment de son acquisition. Selon lui l’homme et les choses de la nature sont deux constituants bien différents et la conscience de l’homme aura tendance à porter sa marque sur les choses naturelles.
Le texte est constitué en quatre étapes :
-La première : lignes 1 à 5 montre la différence entre les choses naturelles et l’homme.
-La deuxième, lignes 5 à 13 explique la première façon dont l’homme se dote d’une conscience de soi-même par une approche intérieure.
-La troisième, lignes 13 à 27 explique la seconde façon, comment l’homme par son activité s’extériorise et se découvre une conscience en imposant un changement aux choses naturelles extérieures.
-La quatrième est une brève conclusion qui nous explique que l’homme agit semblablement avec les choses de la nature qu’avec lui-même.

Quelle est donc la différence existant entre l’homme et les choses naturelles, et comment l’homme se dote t-il de cette conscience de soi-même ?




D’après Hegel, les choses naturelles ne sont qu’immédiatement, c'est-à-dire qu’elles apparaissent subitement à notre conscience et ne subissent pas d’évolution par elles même. Elles sont « en un seul exemplaire », existent d’une seule façon, c'est-à-dire que notre premier contact avec elles nous permet immédiatement de les connaitre en leur totalité car elles ne peuvent pas changer d’elle-même, sont inconscientes. Une pierre par exemple, si elle ne subit pas de pulsions venant de l’extérieur, demeurera en son état.
Elles existent de manière unique, inactive et stable il suffit donc de les observer une seule fois pour les connaitre entièrement.

L’homme lui serait différent, il mène une double existence car premièrement il appartient à la nature, donc comme les choses naturelles il existe mais ensuite, il est « pour soi », c'est-à-dire qu’il est capable d’émettre une réflexion sur lui-même et de se représenter lui-même dans cette nature grâce au travail de sa pensée. Au moment où il se représente il ne peut plus apparaitre immédiatement car il produit une activité sur lui-même qui le change.
Cette activité le présente non plus en tant qu’objet, appartenant à la nature et incapable d’une transformation sur lui-même mais en tant qu’être conscient, un sujet qui peut se sortir lui-même d’un état d’inertie et se transformer selon sa volonté et ses capacités. Il n’apparait donc plus immédiatement, comme les choses de la nature, et il devient impossible pour un observateur extérieure de le connaitre entièrement.

Ce travail de la conscience se fait par étape, comme le fait remarquer Hegel par la succession de termes : « se contemple, se représente lui-même, pense »
L’homme au commencement se voit tel qu’il est dans la nature, c'est-à-dire immédiatement il « se contemple », s’observe sans agir sur lui par à la certitude sensible. Il se voit comme faisant partie d’un tout et n’a pas conscience de sa propre existence. Ensuite il va développer une part de subjectivité et d’activité, il va non plus se contempler mais s’imaginer tel qu’il se veut, tel qu’il se croit. Finalement il va devenir capable de penser par lui-même, sur lui-même en se rendant compte de sa différence par rapport à la nature.
Il existe donc une évolution chez l’homme qui n’existe pas dans les choses naturelles, il passe par la certitude sensible : l’observation via ses sens, puis par l’imagination pour finalement aboutir au travail de la pensée. Il est donc capable de produire une activité absente dans les choses naturelles.


Hegel nous amène à nous demander comment l’homme obtient cette conscience de soi-même, d’après lui il l’acquiert de deux façons, à la fois par la réflexion nécessaire sur lui-même : dans son observation de la nature il finira inéluctablement par se prendre intérieurement comme sujet d’étude, et aussi par ses actes dans la réalité il apprend à se produire lui-même extérieurement.

Comme nous l’avons expliqué précédemment son étude intérieure débute par le travail des sens, il est amené à se représenter les choses qui le constitue : sa poitrine, son cœur, son essence et subit toute une panoplie de sensations intérieures : les sens, les sentiments, la pensée.
Par cette certitude sensible, il se construit d’abord intérieurement une image associée de lui-même.
Hegel parle de: « ce qui s’agite dans la poitrine humaine », il peut soit parler des sensations profondes de l’être humain, soit qu’il s’imagine ce que nous savons être le cœur, il dépasse alors le stade de la simple observation pour aller plus loin et s’imaginer ce qui le constitue, c’est le stade de la perception, mais le qualificatif « humaine » marque aussi un glissement vers une idée plus complexe, ces caractéristiques de l’homme ne sont pas exclusives à une seule personne qui travaille sur elle-même mais collectives à toute son espèce.
Finalement il va devenir capable de penser par lui-même, sur lui-même par un face à face avec lui-même dans les tréfonds, les souterrains de sa conscience, en ignorant ce qu’il observe extérieurement et en ne se concentrant que sur son existence propre et son ressenti intérieur.
Hegel nous dit « « fixer à son usage ce que la pensée trouve comme étant l’essence » grâce à sa faculté de pensée, l’homme découvre son coté humain qu’il utilise pour lui et reconnait en cette part d’humanité une propriété qui ne lui est pas exclusive mais commune à tous les autres hommes.
Hegel va donc plus loin que Descartes car il passe du « je pense donc je suis » au « nous pensons, donc nous sommes ».

Théoriquement, il s’observe donc au même titre qu’un objet mais aussi il se représente de « façon générale » comme un être non unique, se pense, et est confronté au paradoxe de sa constitution matérielle par rapport à cette pensée qu’il n’observe pas mais est forcé de constater comme réelle, mais en pratique, l’homme est aussi capable d’une activité extérieure, dans laquelle il se caractérise et prend conscience d’appartenir aux choses qu’il perçoit au même titre, si ce n’est que lui est doté d’une conscience.

Deuxièmement, L’homme se constitue donc pour soi par son activité pratique extérieure, il est poussé à se démarquer des choses qu’il perçoit immédiatement mais surtout il doit confirmer ce qu’il pense pour lui, car sa pensée, ses idées, si elles demeurent intérieures ne lui servent à rien.
Il se constitue en transformant les choses extérieures qui lui sont offertes auxquelles il apporte une part de lui-même.
En agissant dans ce monde qu’il perçoit comme réel, il marque et confirme ainsi plus profondément son appartenance à cet univers puisqu’il peut y agir. Il acquiert ainsi la certitude d’exister et il existe pour soi quand il arrive à faire compléter sa pensée par une activité pratique.
Il jouit des effets de son activité pratique car premièrement cela lui permet de s’identifier dans des choses extérieures, de s’y reconnaitre dans un état différent donc de corriger son incapacité à s’observer d’un point de vue extérieur, mais aussi cela lui permet de confirmer dans le dehors ce qu’il pense sur lui-même intérieurement.
Hegel nous offre l’exemple de l’enfant qui jette des cailloux dans l’eau et observe les ronds qui s’y produisent, l’enfant identifie ses ronds comme étant une deuxième partie de lui, cela lui permet de s’observer extérieurement et de se reconnaitre intérieurement, de prendre totalement conscience de ce « soi même » et de ses capacités à modifier les choses, cette capacité de pouvoir modifier le dehors sans crainte est aussi une sorte de liberté qui concorde avec la liberté intérieure présente chez l’homme.
Cette pulsion est présente très tôt chez l’homme, qui en se découvrant lui-même passera de l’usage du « il » à celui du « je » et elle le suivra tout au long de sa vie en prenant des formes diverses, Hegel nous offre la plus flagrante : celle de l’art, si cette extériorisation est une nécessité de l’esprit, c’est que l’homme à travers celle ci prend à la fois conscience du monde extérieur et de son monde propre. Dans l’art il se reconnaît lui-même, s’admire et entrevoit l’expression de son esprit en inscrivant celui-ci dans le sensible.


Dans la quatrième et dernière étape, plus courte que les autres Hegel explique que l’homme agit semblablement avec les objets extérieurs qu’avec lui-même, c'est-à-dire qu’il se modifie intentionnellement, l’homme aura donc tendance à aimer se changer, à modifier son apparence, son comportement, ses pensées afin de jouir de son propre pouvoir sur sa personne et de prendre ainsi mieux conscience de lui-même, contrairement aux choses de la natures il se laissera rarement demeurer dans un état d’inertie.



Cette capacité d’agir sur lui-même, de se transformer est donc une tendance naturelle chez l’homme qui le différencie totalement des choses naturelles immédiates, inconscientes et inactives. L’homme, contrairement à elles a une conscience et agit autant sur lui-même que sur ces choses extérieures.
Il prend conscience de lui-même de deux façons, une théorique: intérieurement et une pratique : extérieurement, intérieurement car il sera amené à s’observer, se représenter, se penser et à se reconnaitre dans le corps, les sensations et la pensée qui le régissent, et ceci pas seulement pour sa propre personne mais pour l’étendu de toute son espèce , mais aussi extérieurement car il apporte la marque de son intériorité par son activité sur les choses naturelles extérieures, en s’objectivant ainsi il peut s’observer extérieurement et confirmer ce qu’il pense comme étant pour lui.
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Vieux 06/11/2011, 16h13
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Bonjour
Beaucoup de qualités dans votre travail
Suivez votre pente en la remontant
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Vieux 08/12/2011, 22h13
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J'ai rendu le travail et la note n'était pas à la hauteur de ce que j'ai esperé mais ce n'est pas grave, je ne perd pas effort pour autant .
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  #4  
Vieux 11/12/2011, 18h06
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