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Posté par TEMROG
aimer la justice, la révérer, marcher dans ses voies, la servir de tout votre cœur.
Comment ressent-on cette injonction ?
Voici la dissertation que je dois faire.
Sur quel plan puis-je me baser ?

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L'objet du "Gorgias" de Platon est la question:qu'est-ce que la justice?.....
Ce dialogue s'achèvre avec uine aporie ce qui,différemment, peut-être interprété.....
La version de celle qui me plaît est celle-ci.....
Il n'y aura pas de "prochaine fois",un autre dialogue ne fera pas suite à celui-ci....
Pourquoi?
Parce qu'il n'y a pas de justice:exemple la condamnation de Socrate....
Mais, de même, il ne peut y avoir de justice car une définition de celle-ci est impossible.....
Qui est justiciable?, par exemple, présuppose: qui a le droit de juger?.....
Mais de cette même question peut résulter:qui donne le droit de juger?
Et si l'on veut en venir à Dieu, comme la dernière instance qui doit trancher le débat il dit (par l'entremise de son prophète): ne jeter pas la pierre.....
Or nous avons les criminels. Donc Platon a raison.....
Car la vision rétroactive d'un néoplatonisme "christianisant" ayant permis à Platon, anticipativement, de comprendre l'inanité du principe de la condamnation pour faire prévaloir la charge psychologique de la rédemptention "de facto" n'est qu'une hypothèse.....
Une hypothèse "de juge" qui peut bien "expliquer" l'arbitraire des jugements humains mais non la force qui permet de tendre l'autre joue "sans pouvoir" recevoir une seconde.....
Ainsi faudra-t-il attendre Gandhi pour qu'une tentative politique de réalisation de la justice sans violence soit comprise.
Jusque-là uniquement la force physique avait le monopole de dire ce qui était droit, me semble-t-il.
Après Gandhi, comme après n'importe quelle utopie, il faudra, de nouveau, qu'une force du silence se détourne de l'humanité pour retourner dans sa propre néantité , ramenant avec elle l'idée de justice.