Bonsoir, je suis nouveau sur le forum
Je suis en Terminale ES et j'ai un texte à commenter en philosophie pour le mardi qui vient, c'est le premier commentaire de l'année, j'ai donc un peu de mal
Voici le texte en question (que je n'ai pas trouvé après avoir fait une recherche dans la base de donné de Philagora comme demandé avant de poster) :
"Enfin, il n’y aucune de nos actions extérieures, qui puisse assurer ceux qui les examinent, que notre corps n’est pas seulement une machine qui se remue de soi-même, mais qu’il y a aussi en lui une âme qui a des pensées, excepté les paroles, ou autres signes faits à propos des sujets qui se présentent, sans se rapporter à aucune passion. Je dis les paroles ou autres signes parce que les muets se servent de signes en même façon que nous de la voix ; et que ces signes soient à propos, pour exclure le parler des perroquets, sans exclure celui des fous, qui ne laisse pas d’être à propos des sujets qui se présentent, bien qu’il ne suive pas la raison ; et j’ajoute que ces paroles ou signes ne se doivent rapporter à aucune passion, pour exclure non seulement les cris de joie ou de tristesse, et semblables, mais aussi tout ce qui peut être enseigné par artifice aux animaux ; car si on apprend à une pie à dire bonjour à sa maîtresse, lorsqu’elle la voit arriver, ce ne peut être qu’en faisant que la prolation de cette parole devienne le mouvement de quelqu’une de ses passions ; à savoir, ce sera un mouvement de l’espérance qu’elle a de manger, si l’on a toujours accoutumé de lui donner quelque friandise, lorsqu’elle l’a dit ; et ainsi toutes les choses qu’on fait faire aux chiens, aux chevaux et aux singes, ne sont que les mouvements de leur crainte, de leur espérance, de leur joie, en sorte qu’ils les peuvent faire sans aucune pensée. Or, il est, ce me semble, fort remarquable que la parole ainsi définie, ne convient qu’à l’homme seul. Car, bien que Montaigne et Charron aient dit qu’il y a plus de différence d’homme à homme que d’homme à bête, il ne s’est toutefois jamais trouvé aucune bête si parfaite, qu’elle ait usé de quelque signe, pour faire entendre à d’autres animaux quelque chose qui n’eut point à ses passions ; et il n’y a point d’homme si imparfait, qu’il n’en use ; en sorte que ceux qui sont sourds et muets, inventent des signes particuliers, par lesquels ils expriment leurs pensées. Ce qui me semble un très fort argument pour prouver que ce qui fait que les bêtes ne parlent point comme nous, est qu’elles n’ont aucune pensée, et non point que les organes leurs manquent. Et on ne peut dire qu’elles parlent entre elles mais que nous ne les entendons pas ; car, comme les chiens et quelques autres animaux nous expriment leurs passions, ils nous exprimeraient aussi bien leurs pensées, s’ils en avaient."

Voici, comme demandées, la notion, la question dont traite le texte et la "difficulté" qui fait que la réponse ne jaillit pas
Notion : le langage (la culture)
Question : qu'est-ce qui distingue l'Homme de l'animal ?
"Difficulté" : la difficulté tient dans le fait qu'on ne peut savoir ce qui se passe dans le psychisme des animaux, on ne peut donc se baser que sur leurs comportements pour en déduire la différence fondamentale entre l'Homme et l'animal

Au premier abord le texte me semble simple, l'idée c'est que pour Descartes, les animaux ne peuvent pas parler (ou faire de signes en à propos) ce qui veut donc dire pour lui qu'ils ne sont pas des êtres pensants, d'où leur fondamentale différence avec l'Homme qui lui peut parler et d'une façon plus générale (pour inclure les fous et les muets) interagir, en à propos (ce qui exclut les animaux comme les perroquets qui peuvent dans une certaines mesures apprendre à parler), signe qu'ils peuvent réflechir, penser...
...Mais devant ma double feuille j'ai du mal à aligner deux lignes, pourriez-vous m'aider (et éventuellement me corriger) s'il vous plait ?

MeM