Peut-on revendiquer..........consentir à ses devoirs?
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Discussion: Peut-on revendiquer..........consentir à ses devoirs?

  1. #21
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    Par défaut

    Kant 1763. Tentative pour introduire dans la philosophie le concept de quantité négative.

    Sens de la tentative:

    réduire l'opposition réelle à l'opposition logique permettrait non seulement de rattacher le réel à la raison, mais de penser le réel en accordant le discours à son objet non par des expériences à l'infini mais en déduisant l'objet du discours rationnel, en calculant pour ainsi dire la réalité. On pourrait espérer conquérir la vérité non par une enquête mais par un calcul.

    Condition du succès d'une telle tentative:



    . Cette référence à Kant fera "choc" sur le correcteur. foi du hibou.
    cela suppose que, comme un discours logique, une chose n'admette pas de prédicat opposé: que l'on ait la chose "A" ou l'absence de la chose "-A".

    Cause de l'échec de la tentative:

    or l'opposition réelle est irréductible à l'opposition logique car, dans la réalité, une chose admet des prédicats opposés.
    Logiquement on a "A" ou "-A".
    Réellement "+A" ou "-A".
    Par exemple, la douleur réelle est beaucoup plus qu'un manque de plaisir, on ne peut donc la déduire du plaisir. Ou encore, le vice est beaucoup plus qu'un manque de vertu: si le vice n'était qu'un défaut de vertu, la vertu n'aurait pas grand chose à en craindre (cf. Les liaisons dangereuses de Ch de Laclos) ou encore l'impénétrabilité n'est pas une simple absence de l'attraction mais une force qui s'oppose à l'attraction, dans le monde physique, il faut donc une force pour détruire une force.


    Conséquences de cet échec:

    1) Puisque la réduction du contraire au contradictoire est impossible seule une enquête permettra d'accorder une connaissance avec son objet et une pensée cohérente n'est pas nécessairement vraie car la simple forme ne nous apprend rien sur la réalité d'une existence.

    2) Alors que dans les mathématiques, les définitions sont à l'origine, en métaphysique les définitions sont au terme d'une enquête: ce n'est pas l'analyse du concept mais l'analyse du donné de l'expérience qu'il s'agit d'opérer.
    Par exemple l'analyse de l'amour ne permettra jamais de déduire la force qui s'oppose à l'amour: le non amour n'est pas une absence d'amour...



    Conclusion de l'opuscule de Kant:

    La tentative pour introduire dans la philosophie le concept de quantité négative sera donc toujours vouée à l'échec: l'analyse du mérite ne donnera jamais par déduction le démérite (qui est une grandeur de sens contraire et non une simple absence, une grandeur négative).

    Si la tentative de déduire le réel de la logique est vaine, alors une pensée cohérente ne pourra jamais être considérée comme nécessairement vraie. Si la cohérence est une condition nécessaire de la vérité, elle ne dispense pas de l'expérience qui seule permet d'accorder une connaissance à son objet.
    " Â Noel , dé-chaîne ton coeur"
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  2. #22
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    Par défaut Bac blanc 2018:Qu'est-ce que penser? Penser par soi-même?

    Une balance intérieure:

    Le verbe penser a une origine latine: pensare signifie peser. Peser c'est déterminer un poids par un rapport à un autre poids connu.

    Au sens propre cela revient à comparer, à mesurer, à peser. Dans tous ces actes, il y a un projet de vérité, d'ajuster correctement une mesure à des objets donnés. Ce projet de vérité se retrouve dans tout acte de penser.

    Au sens figuré cela revient à donner une valeur à un jugement: Ce n'est pas n'importe quel jugement spontané car on a pesé le pour et le contre ce qui permet de se déterminer pour ce qui a le plus de valeur. Penser devient alors un acte, un mouvement animé par le souci de justice: un bon juge n'est-il pas celui qui écoute chaque partie avant de choisir, de décider pour ce qui lui paraît fondé en raison.

    Ainsi, dans une dissertation, le mouvement de la pensée se dirige vers un jugement éclairé (troisième partie) en instaurant une démarche de dialogue qui permet de peser le pour et le contre ( deux premières parties ). C'est le plan dialectique qui est "la voie royale de la dissertation" selon Jacqueline Russ. Mais ce mouvement est la conséquence d'un dialogue intérieur dans lequel vous vous interrogez en interrogeant et en répondant.

    C'est l'acte de penser dans lequel c'est le même qui interroge et qui répond, qui sait poser le problème et chercher une réponse, une solution, adéquate, bien ajustée à ce qui est et justifiable par des raisons. Penser c'est donc bien s'orienter vers la vérité et vers la justice.

    Parce que ce mouvement a pour origine le sujet, en toute rigueur, on ne peut donc penser que par soi même. Répéter le mouvement accompli par un autre, ce n'est pas penser mais comprendre le sens, la signification et l'orientation d'un acte effectué par un autre. Voilà pourquoi copier les plus sublimes pensées, ce n'est pas penser, c'est saisir une pensèe.

    En réfléchissant sur ce qui vient d'être dit, vous devinez comme un fait peu contestable que nous pensons en nous parlant intérieurement, et que, sans cet échange, cette balance intérieure, nous ne penserions pas.

    Comment penser à l'arbre en général sans le concept (ce avec quoi je prends une diversité sensible, par exemple des images d'arbres que je vois et qui sont distinctes) , le mot qui prend ensemble la totalité des arbres par l'abstraction de quelques caractéristiques communes?
    Si bien que, quand je ne pense pas je ne me parle pas, et quand je ne me parle pas, je ne pense pas.

    Demander brusquement à un proche: à quoi penses-tu? C'est toujours lui demander: quel discours intérieur es-tu en train de conduire?

    A SUIVRE
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  3. #23
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    Par défaut Suite

    Penser, concevoir, juger, raisonner.

    Une représentation que la conscience n'accompagnerait pas ne serait rien pour nous car elle ne nous apparaîtrait pas. Toute pensée est donc d'abord conscience, acte de dépassement vers une chose et présence à soi:
    lorsque je vois, je sais que je vois, lorsque je sens je sais que je sens, de manière immédiate. La conscience est un acte, un mouvement qui s'apparaît à lui même en faisant apparaître une chose: en un sens, penser c'est d'abord apercevoir une chose. Mais c'est aussi exercer une capacité, celle de pouvoir varier les modes de cet apparaître, les manières dont la chose nous apparaît. Par exemple, en imaginant je fait apparaître une chose comme absente.

    S'apparaître à soi même ce n'est pas se voir comme une chose dans l'objectivité de ce qui est placé devant, c'est être présent à soi, s'éprouver sur le mode du sentiment: une donnée immédiate "tellement en nous, dit Descartes, que nous en sommes immédiatement connaissant." Ce qui signifie que, au contraire des choses extérieures que je connais par la médiation d'une représentation sensible ou intellectuelle, d'une image ou d'une idée, les pensées intérieures, je les connais sans intermédiaire, sans médiation. Lorsque j'imagine ou lorsque je désire je sais immédiatement que je désire ou que je veux. Je n'ai besoin pour le savoir de rien d'autre que de cette présence à soi de la conscience: sans elle je ne penserais pas.

    D'abord, avoir conscience c'est déjà penser, appréhender une chose à travers une image ou une idée, une forme sensible ou une forme intellectuelle de la chose visée par une acte de la conscience que l'on appelle acte de transcendance parce qu'il tend vers la chose, qu'il la vise, qu'il se dépasse vers la chose, bien entendu sans jamais se perdre car la présence à soi l'accompagne.
    Par exemple, je vois une moto... Je sais que je vois une moto. J'ai une image d'elle (une pensée) Je la reconnais grâce à un concept.

    On peut parler de l'auto affection de l'acte de transcendance ce qui signifie simplement que l'acte de dépassement vers une chose s'éprouve soi même est conscient de soi. Toute conscience est conscience de quelque chose.

    Penser c'est aussi unir les représentations dans une conscience. Comment les unir? Par abstraction (= tirer de) de caractéristiques communes aux éléments d'une diversité: par exemple devant la diversité de tous les arbres, j'abstrais quelques caractéristiques communes: racines, tronc, branches, feuilles. J'obtiens un concept, l'arbre en général, et grâce à ce concept, je peux prendre en un mot la diversité de tous les arbres:du même coup j'ai la règle de composition du concept, j'ai une définition en quelque sorte: concept vient du latin cum (ce avec quoi), capio (je prends).

    Je peux dès lors penser l'arbre, non seulement celui que je vois actuellement dans mon jardin, mais aussi celui qui se trouve dans un jardin anglais.

    Les concepts, je peux les réunir dans un jugement: par exemple, l'homme est mortel.
    Dans ce jugement il y a le sujet: l'homme.(concept)
    Puis le prédicat, ce que l'on attribut au sujet (mortel, autre concept)
    enfin la copule (est) ce qui opère l'attribution, la liaison.

    Les jugements, je peux les enchaîner (autre manière d'unir) dans un raisonnement:
    1- Socrate est un homme
    2- Les hommes sont mortels
    3- Donc Socrate est mortel (conclusion).

    Nous pouvons conclure de ce qui précède que penser c'est concevoir, juger, raisonner: dans les trois cas, l'activité consiste à relier des représentations plus ou moins élaborées. Ce pouvoir de liaison à l'oeuvre dans toute pensée, on l'appelle raison.
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  4. #24
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    Par défaut Bac2018=> Peut-on revendiquer ses droits sans consentir à ses devoirs?

    Deux atouts majeurs pour cette dissertation:
    1) "Le candidat peut se sur le plan juridique, ou sur le plan moral, ou sur le plan de la seule possibilité de fait: on valorisera lui qui aura vu cette pluralité d'interprétations possibles dans son effort pour définir "peut-on.."
    2)On appréciera la copie qui aura vu que le sujet comporte :
    a) L'opposition droits/devoirs. mais aussi:
    b). l'opposition / revendiquer consentir
    c) et aussi aura cerné le terme consentir et singulièrement "consentement".

    Tout candidat doit avoir le souci de bien préciser les concepts qu'on emploie ,distinguer les sens divers sans les mélanger.

    Tenir compte de cela donne de bonnes chances de succès.
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  5. #25
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    == Pour la compréhension du sujet, vers le problème:

    Bien distinguer droit naturel et droit positif:
    http://www.philagora.net/philo/le-droit.php

    === Pour débuter la recherche:
    Marcuse: http://www.philagora.net/grenier/marcuse.php

    Pour avoir des droits faut il en être digne?

    Puis-je revendiquer mes droits sans consentir à mes devoirs?

    Le droit est ce qui conforme à une règle. Le devoir est ce qui devrait être fait.
    Demandez-vous ce qui les rapproche et ce qui les distingue: dans les deux cas, n'y a-t-il pas présence d'une règle de conduite?

    Mais dans le devoir, le moi assume la règle comme contraignante alors que dans le droit le moi en appelle à la règle pour imposer un intérêt.

    Cela a-t-il un sens de revendiquer mes droits dans consentir à mes devoir s'il s'agit de la présence d'une règle qui engendre droits et devoir?

    => Demandez-vous si mes devoirs ne sont pas les droits des autres et si mes droits ne sont pas les devoirs des autres: conséquence pour le sujet.

    =>Si le devoir fondait le droit, je ne pourrait revendiquer mes droits sans
    consentir à mes devoirs car ne pas consentir à mes devoirs ferait disparaître
    mes droits.


    => L'abus de pouvoir n'est-il pas l'exercice d'un pouvoir sans garantie réelle du devoir?

    Qu'est-ce que consentir? X qu'est-ce que revendiquer?
    Revendiquer c'est réclamer une chose, des droits par exemple, comme nous appartenant.Consentir c'est adhérer à, accepter.... ici, mes devoirs.
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  6. #26
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    Conclusion

    On peut donc affirmer que les vérités formelles, logiques, sont seulement valides dans leur domaine . Ce ne sont pas descritères devérité dans le domaine extra logiques. La cohérence est seulement une condition nécessaire : elle n'est pas suffisante pour ce qui est le contenu d'une proposition. Tout le monde comprendra que , lorsqu'il s'agit de la vérité matérielle , l'expérience et singulièrement l'expérimentation est nécessaire.Autant dire qu'une confrontation avec l'expérience s'impose. Ainsi la cohérence lac cohérence d'une proposition et d'autres propositions constitue un critère de vérité que si et seulement si cesautres propositions sont démontrées comme vraies pat leur confrontation avec l'expérience
    ne;
    La cohérence d'une pensée n'est donc qu'une condition de la vérité.. Ainsi une proposition cohérente peut être vraie et fausse. Vraie logiquement (on dira valide) et fausse objectivement (du point de vue de l'objet, du contenu.)
    Je peux dire:ce sophiste parle bien (logique) et en même temps rien ne correspond à laréalité (contenu du discours )"
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  7. #27
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    Par défaut Au fait, Qu'est-ce qu'un fait?

    Nous avons vu que une affirmation cohérente doit être confrontée à l'expérience, à la réalité .
    Introduction:
    a)L'opinion n'aime pas la théorie et affirme: "C'est beau en théorie mais en fait il en va tout autrement."
    b) Une objection est opposée par les sciences:Le fait scientifique suppose une théorie.

    c)Dans ces conditions il nous faut cerner l'articulation entre la théorie et les faits.(= problème)


    A) L'expérience:

    a)
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  8. #28
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    Par défaut Peut-on parler de faits sans que cela implique une théorie?

    . Attention:un effort de distinction valorise une copie : ici distinguer l'expérience sensible et l'expérimentation . Les rapprocher: tout est construit , inconsciemment (exp. sensible, consciemment, expérimentation. Rien n'est "donné"


    Introduction:

    opinion>=objection=>problème

    a) L'opinion a horreur des théories "fumeuses":On l'entend dire: C'est beau en théorie, mais ,en fait, il en va tout autrement."
    b) Pourtant les sciences affirment qu'elles impliquent et des des théories et des faits, contredisant ainsi l'opinion.
    c) la question de la question , le problème est donc: comment s'articulent théorie et faits? Plus précisément :quel est leur rôle respectif .


    => Appel au cours.

    1) L'expérience sensible:varie en fonction du sujet (les uns ouvrent les fenêtres, les autres les ferment). L'image -ou forme sensible d'un objet- ne renvoie qu'à elle-même c'est à dire à une vision colorée par l'affectivité, les croyances, les habitudes, les connotations des mots, qui produisent un monde tel que je suis et non tel qu'il est: dire que la lumière éclaire c'est parler de soi, d'un effet. On peut bien voir plusieurs sources lumineuses, leur structure n'apparaît pas dans l'expérience sensible et l'effort pour les unifier reviendra toujours à leur attribuer une caractéristique du sujet (elles éclairent) et non de l'objet. Croire que l'on ouvre la porte du laboratoire pour "observer la nature" c'est se préparer à bien des déceptions au point que Bachelard affirme que les difficultés de compréhension en physique viennent chaque fois que nous restons accrochés à l'expérience sensible qui ne permet jamais de déduire autre chose que la diversité d'un animisme naïf: la planche nage, ou même résiste si on essaie de l'enfoncer dans l'eau.

    - L'expérience sensible parce qu'elle n'est jamais pure réceptivité mais projection dans un monde d'un sujet constructeur porte la marque d'une activité qui ordonne une réceptivité: mais cette activité, constructrice d'un monde d'objets ( de faits
    ) dans lequel le sujet ne retrouve que ce qu'il y a mis, ne s'apparaît pas à elle-même en tant qu'activité: elle est spontanéité.

    2) L'expérimentation implique une théorie :
    Comme l'expérience sensible, l'expérimentation est synthèse d'activité et de passivité, construction d'un objet, un fait, mais cette synthèse est consciente d'elle-même : elle cherche à obtenir expérimentalement une observation réelle mesurable qui soit une réponse à une question posée en fonction de la théorie que l'on cherche à confirmer. Sans la théorie,donc, il n'y aurait pas de "fait". Autrement dit parler d'un fait implique bien une théorie en fonction de laquelle le fait dont on parle a été construit.

    ."En somme, la maxime selon laquelle on doit rassembler les données sans être guidé par une hypothèse antérieure sur les relations entre les faits qu'on étudie se détruit elle-même, et personne ne la suit dans une recherche scientifique. En revanche il est nécessaire de hasarder des hypothèses pour orienter une recherche." C.G. Hempel, Eléments d'épistémologie, A. Collin p.19



    A suivre
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  9. #29
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    Par défaut

    Il faut donc affirmer que si l'expérimentation est déterminée par la théorie et si la théorie est à son tour déterminée par l'objet précisé (le discours théorique s'enrichit de mesures) nous nous trouvons devant un tout indécomposable ce qui signifie non seulement que l'objectivité parfaite ne peut être atteinte mais aussi que la réalité ne peut être prise dans un tel filet où rien n'est donné, tout est construit selon l'heureuse formule de Bachelard.

    - Cela ne signifie pas que la science ne soit que du mental: il y a un signe certain d'un contact entre le mental et le réel qui rompt le cercle théorie et expérimentation et nous assure qu'il y a parfois dans l'observation réelle mesurable une information sur le réel: c'est la contrainte, la résistance expérimentale, le fait polémique (qui fait la guerre à la théorie), chaque fois que la prévision déduite de la théorie ne se réalise pas. C'est un critère de marche vers la vérité.

    -Le succès - quand l'observation théorique (prévision) déduite de la théorie et l'observation réelle mesurable correspondent - donne confiance, pas plus.A retenir:

    . " La pensèe va des lois aux faits " ALAIN
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  10. #30
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    Par défaut Bac 2018: Que gagnons-nous à travailler?

    . Attention: tout effort de distinction des concepts valorise une copie


    gagner: s'assurer un profit matériel mais aussi acquérir, retirer de, conquérir...
    travailler: on peut distinguer la forme idéale du travail et ses formes sociales. Voir le cours sur le travail, les formes sociales du travail

    Vers le problème:

    - Réflexion possible. Tout gain a un prix, si le prix est plus important que le gain, en réalité on perd. Pensez au travail aliéné, inventé, organisé par un autre et profitant à un autre...
    Si on perd sa liberté en travaillant, comme être raisonnable sensiblement affecté, on perd tout.

    Pour une introduction: point de départ: l'opinion qui ne pense pas. D'une part on gagne un salaire qui arrive à la fin du mois par exemple. Le reste est un sacrifice de tous les appétits. On s'y traîne le lundi matin. Ce qui prouve pour l'opinion qu'on ne gagne rien à travailler, rien d'autre que la satisfaction de recevoir un salaire, c'est que si on gagne au Loto, on ira narguer le patron: la publicité relève elle aussi de l'opinion quand elle nous présente le gagnant en chemise et en culotte courte qui, tel un enfant dépourvu de raison jette à l'eau son emploi.
    Un peu de réflexion nous amène à mettre en question l'opinion: peut-on renoncer à ce qui nous humanise sans perdre une perdre une part de notre humanité. Voir le texte de Bataille: travail et morale

    Quelques pistes:
    = Travailler pour se libérer de l'oppression exercée par la nature (donné naturel extérieur), et du donné naturel intérieur que chacun porte en lui, qui est source de caprice et de passion.
    = Travailler pour gagner sa vie? (penser à la liberté économique: si je n'ai pas de quoi payer le prix de mon déplacement, je reste chez moi, malgré moi.
    = Travailler pour gagner sa dignité et exercer l'échange grâce auquel chacun se reconnaît en se faisant reconnaître. Penser à Hegel la conscience de soi entre, dans l'oeuvre, dans l'élément de la permanence. Ainsi elle se prouve à elle même sa dignité et elle la prouve aux autres qui peuvent accéder à l'oeuvre.

    En résumé:
    = le travail est une nécessité: renoncer au travail ne serait-ce pas renoncer à soi même. En effet refuser le travail serait refuser:
    sa dignité: en effet le travail définit l'homme comme celui qui refuse le donné intérieur (animalité) et le donné extérieur (la nature).
    sa raison de vivre: parce que le travail est une activité qui produit une oeuvre: en quoi l'œuvre est-elle raison de vivre humainement?
    la conscience de soi: le travail ne fait-il pas entrer dans l'élément de la permanence la conscience de soi: elle s'extériorise pour ainsi dire. Le travail forme l'homme qui par lui accède à lui même et à la liberté.
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