« SERVITUDE ET SOUMISSION » La Boétie, Montesquieu, Ibsen...
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Discussion: « SERVITUDE ET SOUMISSION » La Boétie, Montesquieu, Ibsen...

  1. #1
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    Par défaut Programme 2016-2017 (Concours 2017-2018)

    Programme 2016-2017 (Concours 2017-2018) : « SERVITUDE ET SOUMISSION »
    Étienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire
    Charles de Montesquieu, Lettres persanes
    Henrik Ibsen, Une maison de poupée

    A partir des " erreurs fatales " régulièrement relevées:

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  2. #2
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    Par défaut « SERVITUDE ET SOUMISSION » La Boétie, Montesquieu, Ibsen...

    AVERTISSEMENT
    A ceux qui s'étonneront de ma manière de procéder, je rappelle qu'un bon cours doit répéter trois fois, dans le meilleur des cas selon une perspective différente, ou, au moins de manière différente.

    - "Peuple stupide, à qui ma puissance m'enchaîne.
    Hélas! Mon orgueil même a besoin de tes bras." P. Valéry, Sémiramis.



    Chemin vers le problème:

    "Il n';est pas croyable comme le peuple, dès lors qu'il est assujetti ,tombe si soudain en un si prochain oubli de la liberté qu'il n;est pas possible qu'l se réveille pour la ravoir r" La Boétie, Discours sur la servitude volontaire (en 1571)

    "Je ne leur voyais pas de chaînes aux mains et aux pieds, et je me disais : par quel prodige ces milliers d'individus souffrants et dépouillés subissent-ils la chaîne était au coeur, mais une chaîne dont le coeur lui-même ne sentait pas le fardeau ; la pensée était liée mais d'un lien qu'elle-même ne connaissait pas." Jean Jaurès, L'armée nouvelle, Ed Sociales 1977 page 269

    => Comment penser une servitude volontaire si....

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  3. #3
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    Avez-vous saisi le problème?
    Deux termes se heurtent: Servitude= on suit la volonté d'un autre, on ne fait pas ce que l'on veut!
    Volontaire: on fait ce qu'on veut on est libre!
    Quel choc des deux termes!
    Mais peut-on décider volontairement de suivre la volonté d'un autre?


    Ne sentez-vous pas que formuler le problème ne suffit pas... On ne va pas rester à l'extérieur à juger, on est d'emblée dans le sujet: le moi devient l'enjeu.

    C'est peut-être plus qu'un problème: ce serait un mystère!
    Et en effet:
    "Il semble bien en effet qu'entre un problème et un mystère il y ait cette différence essentielle qu'un problème est quelque chose que je rencontre, que je trouve tout entier devant moi, mais que je puis par là même cerner et réduire - au lieu qu'un mystère est quelque chose en quoi je suis moi-même engagé"

    Le véritable enjeu c'est moi.

    Cette démarche sera un engagement, un risque que je vais courir, au risque de me perdre ou de me retrouver.

    Le risque sera beau, mais il ne s'agira plus de musarder.

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  4. #4
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    Nous avons:
    La question: Quelle est la source du pouvoir ?

    Le problème ou la question de la question: non pas : comment obéis-t-on lorsque la contrainte s'impose car la réponse est dans la question mais:
    comment des hommes et des nations peuvent -elles accepter la tyrannie d' UN seul toujours même lorsque ils n'y sont pas contraints par une force présente?

    Le mystère : quelle est cette liberté qui choisit de se soumettre?

    L'énigme : ce qui est difficile à expliquer , ce qui étonne, ce qui surprend et mérite une enquête, un examen mené par un raisonnement vigilant (attentif à la réalité)


    Vous pressentez peut-être l'aspect scientifique de l'oeuvre qui est considérée comme ce qui donne le ton à la science politique naissante.

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  5. #5
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    Résumons:
    Question=> Problème=> Mystère=> Enigme

    Question*: Quelle est la source du pouvoir , ce qui fait son énergie, son efficience


    Problème*: ce n'est pas ,bien entendu*: comment se fait-il qu'une contrainte qui s'exerce présentement entraîne la soumission, car la réponse est dans la question.

    Mais*: comment se fait-il qu'une force absente entraîne la soumission*? Autrement dit*: comment tant d'hommes et tant de nations peuvent-ils se soumettre à la tyrannie d' UN Seul homme - TOUJOURS - alors même qu'aucune force présente ne s'exerce sur eux présentement*?


    Mystère*: la liberté choisit la soumission*!


    Énigme du pouvoir*: ce qui est difficile à comprendre , ce qui doit être expliqué, ce qui étonne, ce qui surprend.

    Quelle est la force du pouvoir si le tyran est absent.


    La Boétie fait donc bien oeuvre de Science politique, , en contrepoint avec Machiavel. Gardons bien cela en mémoire au cours de notre lecture de cet extrait du début de l'oeuvre.

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  6. #6
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    Texte: de "Je désirerais seulement qu'on me fit comprendre comment il se peut..........à ...... telle est pourtant la faiblesse des hommes."

    Posons comme peu contestable qu'une introduction doit nous avertit "de quoi il s'agit"
    Elle doit donc poser avec toute la force possible une question ; la question que formule le sujet: quelle est la source du pouvoir ?
    "comment il se peut" selon l'expression rigoureuse et précise de notre auteur.Comment est marque du scientifique (comment et non pourquoi).
    Au passage, l'importance de la question est soulignée : ce qui la produit se trouve souvent dans les comportements des hommes, des cités et des nations, ce qui est une manière de suggérer l'importance de la question. "quelquefois" (pas toujours" vient nuancer ce que l'affirmation pourrait avoir d'absolu.)
    Tant....la répétition , les pluriels s'opposent et font ressortir l'incongruité de " un tyran seul".
    Cette opposition du multiple à L'UN fait jaillir la question: d'où vient la force du pouvoir de l'UN qui ne peut être partout.

    A suivre

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  7. #7
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    Prenons maintenant le texte du deuxième paragraphe du Discours de la servitude volontaire:
    Le Tyran n'a d'autre puissance que celle qu'on lui accorde.

    1) Sa théorie Réponse à la question

    Pour ce coup , je ne voudrais sinon entendre comme il peut se faire que tant d'hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelque fois un tyran seul, qui n'a puissance que celle qu'ils lui donnent*; qui n'a pouvoir de leur nuire, sinon qu'ils ont pouvoir de l'endurer*: qui ne saurait leur faire mal aucun, sinon lorsqu'ils aiment mieux le souffrir que lui contredire.
    La Boétie donne la réponse à la question: Quelle est l'origine de la puissance du Tyran?
    Le Tyran n'a de puissance que celle qu'on lui donne.
    Pour la compréhension du texte:
    Pour ce coup= pour cette fois= seulement et rien d'autre.
    Je ne désire rien comprendre d'autre que cela: comment se fait-il que...

    tant...tant...tant... souligne que la chose est commune et pourtant étonnante.

    endurent =supportent sans se révolter, souffrent.
    quelquefois= pas toujours
    qui n'a puissance =qui n'a de puissance...
    qu'ils ont pouvoir de l'endurer =qu'ils veulent bien l le supporter
    mal aucun= aucun mal
    aimer mieux : c'est bien une passion que cette soumission "volontaire"
    tout souffrir de lui que le Tyran , par exemple ,lui prenne sa femme.


    => Le pervers n'a d'autre puissance que celle qu'on lui accorde.

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  8. #8
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    2) Vers le problème / :
    comment se fait-il que tant d'hommes, tant de nations peuvent accepter la tyrannie d'un seul, en l'absence d'une force réelle qui les contraint?

    Grand'chose certes, et toutefois si commune qu'il s'en faut de tant plus douloir et moins s'ébahir voir un million de millions d';hommes servir misérablement, ayant le col sous le joug non pas contraints par une plus grande force, mais aucunement enchantés et charmés par le nom seul d'un, duquel ils ne doivent ni craindre la puissance, puisqu'il est seul, ni aimer les qualités, puisqu'il est en leur endroit inhumain et sauvage. .

    Grand'chose:
    comprendre :c'est une grande chose.

    étonnante: qui frappe comme un coup de tonnerre ( sens de l'époque)
    toutefois: malgré cela = paradoxalement car c'est la surprise devant l'exceptionnel qui étonne, or cette soumission n'est pas exceptionnelle:
    qu' introduit une conséquence( si....qu')

    s'en faut: de cela il faut
    plus =davantage
    toutefois: malgré cela = paradoxalement car c'est la surprise de l'exceptionnel qui étonne, or cette soumission n'est pas exceptionnelle:

    si commune: elle est commune, tellement qu'il ne faudrait pas s'étonner (s'ébahir) ,mais plutôt :
    en gémir = se lamenter en quelque sorte et en souffrir.

    voir = de voir= de constater une réalité indubitable.
    un million de millions une grande quantité
    servir: être soumis, suivre
    misérablement: à la manière d'un misérable
    ayant le col (le cou)sous le joug: comme un boeuf . Métaphore saisissante Un million de millions (= quelle force!), le cou sous le joug

    non pas contraints = forcés
    plus grande contraints par une force plus grande que que la leur
    Aucunement si vous voulez y comprendre quelque chose prendre ce terme au sens ancien = en quelque manière, pour ainsi dire...
    enchantés et charmés: = comme ,pour ainsi dire, soumis à un charme ou à un enchantement dus à la magie.
    le nom : la dénomination d'un

    d'un par la suite on appelle le discours "Contre un" = un seul qui sans la soumission est réduit à ses propres forces.= cela n'explique pas la crainte(un est seul) ou l'amour( puisqu'il est inhumain et cruel..)

    A suivre

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  9. #9
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    Nous allons sauter une trentaine de lignes et continuer par le paragraphe qui commence par:" Mais ô bon Dieu! Que peut-être cela?


    " Mais ô bon Dieu! Que peut-être cela? Comment dirons-nous ce que cela s'appelle? Quel malheur est celui-là?quel vice, ou plutôt quel malheureux vice?Voir un nombre infini de personnes non pas obéir , mais servir; non pas être gouvernées mais tyrannisés, n'ayant ni biens ni parents, femmes ni enfants, ni leur vie même qui soit à eux!
    ô => vocatif. Il invoque Dieu

    bon peut être compris => grand Dieu

    qu'est donc cela ?= l'interrogation est en fait,ici, une exclamation. La Boétie s'indigne: il a 18 ans lorsqu'il écrit le discours. Il est effaré.

    A suivre

    quel = quel genre de malheur?
    celui-là: ce malheur dont je viens de parler .


    vice:
    disposition au mal chez l'homme. On comprend il s'adresse à Dieu: c'est un mystère.

    malheureux vice:: ce vice qui provoque l'horreur comme le péché.Cet horrible vice.

    Voir: c'est une vision dont on ne peut douter, au contraire de l'apocalypse.
    infini: ici que l'on ne peut compter. (infini mathématique et non infini divin)
    non pas obéir: en effet l'obéissance consiste à se soumettre à la raison . Elle est liberté.( la traduction "non seulement" serait un faux sens ou, au moins prêter à équivoque. L'obéissance est liberté ou n'est pas obéissance.
    servir de servus = esclave.
    non pas être gouvernés Appréciez la reprise. Là encore on ne peut être gouverné que par la raison, cela implique la liberté. (Rousseau= "Il n'y a pas de liberté sans lois."
    ATTENTION. Si j'insiste , c'est pour que vous échappiez au risque de prendre La Boétie pour un ennemi de l'ordre: ici, il cible l'objet de sa critique: la tyrannie. Retenez donc bien le passage:" non pas obéir , mais servir; non pas être gouvernées mais tyrannisés, " (Son ami Montaigne dira avec bonheur "il faut obéir aux lois de' son pays" (même si elles sont diverses et relatives) Opposer les deux amis est une perte de temps)
    n'ayant ni biens ni parents, femmes ni enfants, ni leur vie même qui soit à eux! un bien , ici, c'est ce qui nous appartient. Cela suppose une loi naturelle ou civique et que personne ne soit au-dessus des lois. Or le Tyran est au dessus des lois.
    On comprend ,et c'est essentiel, pour qui veut éviter une erreur fatale, un contresens, que La Boétie s'oppose à la tyrannie et non à un état de droit ., même si une loi est injuste. (j'y reviendrai) Il n'a rien contre l'ordre.Il n'y a point de liberté sans lois , la pire des lois est préférable à l'absence de lois.
    La tyrannie est une idolâtrie.
    Sans un contrat il ne saurait y avoir autre chose que le mensonge et la servitude. Contre la tyrannie seule la vertu peut s'élever dit Machiavel , le pionnier de la science politique, Il s'agit de retrouver la liberté, et la fierté de dire à haute voix ce que l'on pense.Ce que La Boétie nomme "la nature franche " de l'homme.


    A suivre: le portrait du Tyran., non pas un tyran, mais, pour ainsi dire le tyran idéal, l'archétype du tyran.

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  10. #10
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    Posons d'abord ce qu'est une définition opératoire: on ne définit pas l'objet mais on le désigne par ce qu'il fait .
    L'opium a une vertu dormitive. Ce que cela est, l'opium, la définition opératoire ne nous en dit rien.
    En nous parlant de ce que fait "l'un" La Boétie construit un modèle abstrait, un archétype qui est valable de tous les tyrans considérés abstraitement, sans leurs qualités particulières. C'est très bien vu car le tyran n'a aucune originalité particulière, il est au mieux presque rien, au pire un rien du tout, aux yeux de l'auteur, puisque il n'est pas libre mais soumis aux désirs. C'est l'homme égaré qui ne sait où il va. Il est nul, au sens fort.
    Ceux qui voient là un portrait banal disent une banalité et feraient mieux de se frotter les yeux de ce qui s'est égaré .


    Lisons le texte:
    Portrait abstrait et impersonnel
    par définition opératoire, par ce qu'il n'est pas, par ce qu'il est si on peut dire.
    souffrir les pilleries, les paillardises, les cruautés
    non pas d'une armée, non pas d'un camp barbare contre lequel il faudrait défendre son sang et sa vie devant, mais. d'un seul;
    non pas d'un Hercule ni d'un Samson, mais d'un seul hommeau, et le plus souvent le plus lâche et le plus femelin de la nation;
    non pas accoutumé à la poudre des batailles, mais encore à grand peine au sable des tournois,
    non pas qui puisse par force commander aux hommes, mais mais tout empêché de servir vilement à la moindre femmelette.
    ...

    On admirera la composition: a) définition opératoire
    b) ce que cela n'est pas/ce que cela est repris " 4 fois
    souffrir: à prendre au sens propre , au sens fort: subir les douleurs et les souffrances, la passion.

    pilleries : courses de guerre, rapines....
    paillardises: brigandages (vie déréglée et malfaisante et ses conséquences)
    cruautés : actes qui font souffrir par quelqu'un qui éprouve du plaisir (ex: torturer)

    non pas .....d'une armée, non pas d'un camp barbare , mais. d'un seul; Notez lla répétition ( 4 fois) !de la structure, propres à une rhétorique parfaitement maîtrisée qui entraîne l'auditeur du discours. On pense à une dissertation dans ce qu'on appelait la classe de rhétorique.
    d'un seul
    =réduit à lui-même pour peu qu'on le suive pas servilement: rien de terrible, le zéro perdu dans l'infini.
    seul hommeau, un seul petit homme, suivez mon regard vers la deuxième guerre mondiale.
    [COLOR="blue"] lâche
    lle plus femelin trait de caractère, le portrait continue: comprendre "efféminé"
    la poudre= qui n'a jamais respiré pa poudre des batailles
    au sable des tournois qui n'endurcit pas mais amortit les chutes.
    on pas qui puisse par force commander aux hommes,=peu apte à commander avec force
    tout empêché =bien incapable
    de servir = d'être utile à la satisfaction
    vilement=de manière grossière (....?!)
    à la moindre =la plus commune

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