Clausewitz: De la guerre. , Eschyle Les Perses ,Barbusse Le Feu....
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Discussion: Clausewitz: De la guerre. , Eschyle Les Perses ,Barbusse Le Feu....

  1. #71
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    Par défaut La guerre: deux fondamentaux chez Hatier

    Vous trouverez dans la collection Optiques de Hatier:

    La paix de Monique de Castillo: une très fine compréhension de Clausewitz.(79 pages)

    La violence de Roger Dadoun: : Beaucoup de pistes fort intéressantes.(79 pages)

    Bonne lecture
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  2. #72
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    Optique 5 Survol

    La mort, l'horreur , la terreur, le FEU.

    1) La mort, l'horreur, la terreur.


    => Si on voulait réunir par la même caractéristique essentielle les termes mort, horreur et terreur, on pourrait dire que dans les trois cas il y a la disparition :

    Pour la mort c'est la disparition de la vie au point que ceux qui veulent en dire plus ne peuvent qu'imaginer ou rêver....On ne connait pas la mort , on ne peut que la penser à partir de la disparition d'une parole qui ne retentira plus jamais sur terre., par exemple.

    Pour l'horreur et pour la terreur c'est la disparition de la paix.

    La frayeur*: terreur dit en latin terrere= effrayer au sens de de ce qui fait sortir de la paix ( frida= la paix en latin).

    => Si on voulait les distinguer on dirait que la mort est insaisissable, c'est une idée à quoi rien de sensible ne correspond alors que l'horreur et la terreur sont des sentiments intenses éprouvés , dont on ne peut douter*: c'est que si l'idée de mort est vide,ce qui s'éprouve soi-même, la vie, se suffit et n'a besoin de rien d'autre.

    => Si on voulait les relier on pourrait avancer que la mort est l'origine de l'horreur et de la terreur*: c'est la mort qui épouvante et qui terrorise dans la guerre, mais aussi dans la paix, simplement parce que nous savons que nous sommes mortels.
    La différence entre la guerre et la paix, c'est que dans la paix on peut se divertir et détourner les yeux, alors que au front la mort est patrout , sous les yeux de tous, si proche que je serai peut-être, quasi certainement le prochain..
    La proximité de la mort est l'origine de l'horreur (les corps qui respirent encore avant de mourir, les cadavres à moitié décompsés que l'on pourrait toucher).

    A suivre
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  3. #73
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    2) L'indicible

    a) le récit
    Distinguons bien ce que l'on a fait (les actions au sens large ) dont on peut faire le récit plus ou moins fidèle et ce qu'on a éprouvé par exemple l'horreur qui nous a révulsé, secoué de la tête aux pieds. On tente de raconter ce qu'on a fait quand on était pris comme des rats dans la glue des tranchées, ce qui nous est tombé dessus, ce qu'on a vu et peut-être ce qu'on n'a jamais vu, ce qu'on ne verra jamais plus. Dans le «*jamais plus*»s'origine un espoir qui pousse à la narration, à l'exposition, à une utopique transmission à laquelle on veut croire, libéré qu'on est par l'horreur indicible. Mais ce qu'on a vu est inconcevable par les autres, parce que «*connaître c'est reconnaître*» et qu'ils n'ont rien connu de semblable à cette guerre où le Feu règne en maître infernal.


    Récit inconcevable pour ceux qui n'ont pas vécu l'événement , ceux qui ont vécu l'événement , les survivants voient les souvenirs s'évanouir comme s'ils étaient usés par le temps, ce grand maître dont la violence est inouïe*! L'abondance des événements, leur diversité macabre contribuant à l'oubli*: il y a trop à dire. «*Tout ça s'use dans vous et s'en va.....il ne reste plus que les noms....comme dans un communiqué)*» (le Feu page359).


    Tout se confond...et c'est tellement incroyable*! «*t'auras beau raconter, on t'croiras pas.*»
    Le passage ne peut se faire car il n'y a plus que des mots usés pour l'effectuer.Une pièce de monnaie dirait Mallarmé.
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  4. #74
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    b) Le sentiment, l'éprouvé.

    Ce que l'on a ressenti (la terreur, l'effroi, l'horreur, le désespoir)est inoubliable, certes, mais indicible car il est l'ordre de l'être, de la vie, Par essence les mots sont impropres non seulement à cerner le sentiment, mais à le transmettre dans la clarté*: la clarté illumine l'objet ( ce qui a été jeté devant) mais pas la vie qui n'apparait qu'à elle même.Pour dire et transmettre le sentiment, l'horreur par exemple il faudrait les exhiber dans l'extériorité ce qui est impossible, ce qui reviendrait à les confondre acec des mots ou des noms comme dans un communiqué. La formulation fait disparaître l'être.

    La manifestation n'est que pour celui qui éprouve . Elle est lui dans l'instantc'est ce qu'il vit.

    Enfin la fréquence des événements traumatisants source de terreur (qui est toujours terreur de la mort) contribue à les banaliser et même à les émousser.

    Comment dire la guerre si la matière de la guerre c'est «*l'âme et la chair «* de simples soldats, de ces simples soldats qui forment «* la plaine des morts et et les fleuves de sang*», hallucinante métamorphose de la nature*!
    Ah oui, on les a bien eus*!
    «*On était faits comme des rats*!*» Céline, Voyage au bout de la nuit, Gallimard,1952)

    Ainsi terreur, horreur , guerre ne sont plus que des faces d'une même réalité.Un amas de mourants et de morts. «*Les faces moisies et les chairs en loque*». (le Feu)
    Bon appétit messieurs les maîtres qui dirigent les guerres*!

    ( Lire le Feu page 366)
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  5. #75
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    Point de vue antithétique

    => Si la guerre est un moyen et n'est que cela, dirigée par des politiques,,un effort pour la justifier et pour la comprendre (en saisir le sens, devra nécessairement tenter d'élucider sa fin, ce qui permettra de peser les inconvénients du moyen et les avantages de la fin à la lumière de l'efficacité et de la justice., sans oublier que la fin ne justifie pad les moyens.
    => Et certes Platon nous rappelle que quand la dialectique échoue il faut recourir à la contrainte .


    => Demandons nous donc qu'est-ce qui justifie la guerre*?


    => Même si le livre de Barbusse nous persuade , sommes-nous pour cela convaincus par la solution du pacifisme*? (Car c'est le pacifisme de Barbusse qui l'a poussé à écrire Le Feu).

    =Certes Barbusse fait, en quelque sorte, une phénoménologie de la guerre en isolant le moyen comme si c'était possible, une sorte de monstrueuse fin en soi. Dire qu'il y a des importants, des planqués , des gens bien à l'abri c'est mélanger les généraux et les politiques. C'est faire comme si la guerre était de l'ordre du caprice ou de la fantaisie. C'est dire que la guerre n'était pas nécessaire.
    Est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être.


    Or en exigeant la remise de deux place fortes pour s'arrêter les ennemis torpillaient toute négociation. Renoncer à l'honneur, c'était renoncer à la liberté*: comment vivre une vie humaine sans liberté*? On savait que aucune concession n'a jamais fait renoncer un envahisseur mais l'encourageait comme signe de faiblesse.

    Restait à bien faire la guerre pour que la guerre, comme moyen, prenne un sens. Une paix honorable.
    => Peut-on décider de ne pas faire la guerre si l'adversaire a décidé de la faire*?
    Telle est la grandeur et la fragilité pour ne pas dire le talon d'Achille du pacifisme.
    Telle est la misère de ceux qui croient, bon gré mal gré, avoir à choisir entre la liberté ou la mort.
    La question cruciale retentira toujours à chaque siècle*: jusqu'où les laisser aller quand nous avons commencer à les laisser aller*?
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  6. #76
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    Par défaut Expérience du front et paix réelle. 1,2,3

    Expérience du front et paix réelle


    1)
    Quel paradoxe!
    Pour celui qui cherche l'essence de la paix dans une expérience, de la chercher là où elle ne semble pas être, dans une confrontation avec le front, avec le Feu lui-même.
    Et pourtant de l'expérience du front va jaïllir une vérité cachée par la vie quotidienne de la générosité restreinte, vérité que le «*On*» ne saurait concevoir dans le petit souci du quotidien, de la relativité, où il n'y a rien d'absolu, de ce qui se suffit de soi.

    C'est au front que l'angoisse naît de l'esprit et de la confrontation avec la mort.. L'angoisse est libératrice du joug de la quotidienneté*: par elle l'esprit s'élève à l'absolu de la liberté, de ce qui a sa raison d'être en soi. L'Esprit se déploie et comprend la solidarité en prenant pour tremplin le choc subi. Il saisit le sens d'un dépassement sans lequel il ne saurait y avoir l'esprit de paix. Ce qu'il dépasse c'est le simplement utile de la générosité restreinte*; par là il s'élève au vraiment utile*: la vie comme liberté.
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  7. #77
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    On trouve des racines de cet événement, expérience phénoménologique de lucidité, chez Heidegger.
    L'être pour la mort perçoit une possible rupture de son quotidien , ce qui lui permet de concevoir sa mort comme possibilité qui s'impose nécessairement . (est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être).

    2) C'est sur le front que naît la solidarité dont la condition de possibilité est un ébranlement par une expérience insigne qui permet de se retrouver dans l'absolu. Pas de divertissement possible dans la vanité dans un horizon qui se ferme ou mieux dit qui est occulté par l'horreur révélée de la guerre et l'imminence de la mort.
    La guerre n*'est faite que par ceux qui négligent la mort ...Or le front pour chaque combattant étant l'expérience de sa plus que probable mort, chaque combattant va concevoir la paix comme horizon absolu, qui ne dépend de rien d'autre
    Alain dirait que mettre à nu le vrai visage de la paix implique de mettre à jour le vrai visage de la guerre. Clausewitz dirait que la guerre est toujours pacifiquepparce qu'elle ne saurait obéir à la logique des extrémités*.

    Patoka dit avec bonheur que la logique de la guerre donne toujours une signification relative au «*sacrifice des sacrifiés*»*: c'est pourtant un sacrifice absolu.Si l'expérience du front est une expérience absolue, ce qui se révèle «* cesse d'être un cheminvers des programmes, des constructions, vers des possibilités de vie augmentées,...cesse d'être relatif mais n'a de sens qu'en soi.
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  8. #78
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    Autant dire que «*cette liberté absolue survient au moment où l'on comprend qu'*»ici*» on a atteint quelque chose qui n'est pas un moyen... qui ne sert pas de marchepied à autre chose*; on a atteint quelque chose au-delà de qoui et au-dessus de quoi il ne peut plus rien y avoir.*»


    >comprenons que*:
    a) Le quotidien inauthentique perd sa valeur devant cette liberté.

    b) Que l'énnemi participant à la même situation que nous, découvre avec nous la liberté absolue et qu'il est donc celui avec qui on peut arriver à un accord.

    c) Conséquence*: Le terrain d'une paix réelle ne peut être atteint que par ceux impliqués dans l'expérience du front*!

    Lire Patoka : Essais hérétiques sur la philosophie de l'histoire page 139 à 143.
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  9. #79
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    Par défaut La liberté et le bonheur

    Bonjour
    "La liberté et le bonheur"
    Je dois me plonger dans l'oeuvre de Spinoza...
    Où trouver une manière de l'aborder?
    Merci

  10. #80
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    Par défaut

    Bonsoir
    Suivez cz lien et bon courage.
    Spinoza est "le" philosophe.
    http://www.philagora.net/spinoza/
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