Verlaine Romances Ariettes oubliées Etudes I-- II -- IV-- V--- IX
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Discussion: Verlaine Romances Ariettes oubliées Etudes I-- II -- IV-- V--- IX

  1. #1
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    Par défaut Verlaine Romances Ariettes oubliées Etudes I-- II -- IV-- V--- IX

    Notre thèse: Verlaine a tordu le cou à l'éloquence et à la rhétorique, mais, comme Platon il ne les a pas oubliées et sait en user à l'occasion.Un point de vue original est valorisé si on le présente avec une référence et avec mesure: être authentique

    Devise de Verlaine: s'arrêter toujours en chemin pour ne pas être "piégé" par la morale classique: comme le bateau ivre tout quitter à commencer par soi.


    Parole: utilisation personnelle d'une langue (==> signifiant/signifié)

    Paradoxe, problème, mystère?
    Comment une oeuvre littéraire peut-elle être sans paroles?
    Si j'entends un gondolier chanter une barcarolle et si j'ignore l'italien je n'ai accés qu'à un pur signifiant sensible , et pas à un signifié! Peut-on appeler cela une parole? Pourquoi non? Pourquoi, en un sens oui?
    Les Romances... : peut-on alors dire qu'elles sont sous le signe de la parole qui s'absente?
    Distinguer la parole comme utilisation personnelle d'une langue (usage de signifiant/signifié) et la voix
    Ariette I: Le choeur des petites voix (oiseaux)
    Ariette II: les murmures
    Ariette III : le chant de la pluie
    Ariette V: le piano
    Ariette IX : plaintes des tourterelles
    Sont-ce des paroles? Non (pour celui qui ne connaît pas le code,du moins)
    Sont-ce des voix qui s'animent?

    A quoi renonce Verlaine , avec Romances sans paroles?
    Voyez-vous un rapport avec cette citation de Roland Barthes?
    "....une atteinte du sujet au sein même de la dépossession"
    En quoi cela ouvre-t-il la voie au songe et à ses envoûtements?
    N'hésitez pas à interroger, je répondrai
    Joseph
    A suivre : Ariette I

    A partir des " erreurs fatales " régulièrement relevées:

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    A revoir régulièrement.
    Joseph













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  2. #2
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    Pourquoi Ariettes oubliées s'il n'a pas oublié?
    A+

  3. #3
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    Bonne question!
    Oubliées Elles sont pourtant tournées vers le passé.
    Malgré tout Verlaine échoue dans son effort pour oublier,pour effacer les traces mnésiques qui le hantent.Il les porte en lui: il ne peut ni les fuir, ni les effacer un peu comme des cicatrices....



    Mais on comprendra mieux: en ajoutant un terme Verlaine atténue. Comme dans la première Ariette(plus bas: un cri doux)
    Il suffit de rapprocher:
    Romances sans paroles et
    Ariettes oubliées
    sans paroles ne signifie pas sans aucune parole (ce serait impossible) mais sans certaines formes de paroles comme celles engendrées par la rhéthorique, les distinctions conceptuelles
    rejet des notations trop précises, par exemple dans Ariettes oubliées I Voir plus bas la première perspective
    semblables à ces étiquettes dont parle bergson,
    la parole d'un je pense et un je veux glorieux.
    Dans les Ariettes il y aura la volonté de ne pas satisfaire le voyeurisme et on oubliera donc tous les détails de lieu, de temps , tout ce qui satifairait une curiosité malsaine (qui?)
    Ce n'est pas la parole du poète qui disparait mais une certaine conception du je .C'est donc un certain usage de la parole qui apparaît.

    Joseph

    A partir des " erreurs fatales " régulièrement relevées:

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  4. #4
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    C'est l'extase langoureuse,
    C'est la fatigue amoureuse,
    C'est tous les frissons des bois
    Parmi l'étreinte des brises,
    C'est, vers les ramures grises,
    Le ch***339;ur des petites voix.
    O le frêle et frais murmure!
    Cela gazouille et susurre,
    Cela ressemble au cri doux
    Que l'herbe agitée expire...
    Tu dirais, sous l'eau qui vire,
    Le roulis sourd des cailloux.
    Cette âme qui se lamente
    En cette plainte dormante
    C'est la nôtre, n'est-ce pas?
    La mienne, dis, et la tienne,
    Dont s'exhale l'humble antienne
    Par ce tiède soir, tout bas?







    [COLOR="Blue"][B]Ariettes oublièes I
    Question de méthode
    Pour se préparer il faut faire un fiche selon des perspectives de lecture en retenant ce qui peut être rattaché explicitement au thème La parole
    Par exemple:
    1)Première perspective. L'atténuation
    extases oui mais langoureuses...
    Fatigue, certes mais amoureuse
    voix mais petites
    ramures mais grises
    frêle murmure, comble de l'atténuation
    cri mais doux (notez la correspondance horizontale ou synesthésie)
    roulis mais sourd
    antienne mais humble
    soir mais tiède (pas froid)
    tout bas (c'est tout dire)
    plainte certes mais dormante
    ==> Quel est l'effet produit?
    Rapport entre cette atmosphère statique et la parole?
    Que veut exprimer Verlaine par les sensations?

    2) Deuxième perspective.Le gommage de tout réalisme par association de termes figuratifs
    Les bois frissonnent
    Les brises étreignent=> les amants
    L'herbe expire
    Quel est l'effet recherché par Verlaine? Si je gomme, tout se fond et se confond, au pays qui nous ressemble et dans lequel, l'âme se perd et se mire.
    Que cherche à cerner l'auteur sinon l'intangible de la réalité (c'est...4...ce...cela)?

    ===> En quel sens peut-on dire que l'auteur est dispersé dans son texte? (possibilité d'une troisième perspective).Dès lors pourquoi peut-on affirmer que la parole laisse la place à des voix qui s'animent?La parole s'efface devant la musique avec pour prix l'incertitude, le songe et l'interrogation.

    3)Parole salvatrice?
    Et pourtant, et malgré tout: la parole de Verlaine comme remède
    emplâtre?
    à la séparation. Troisième perspective dans la dernière strophe: avec une sollicitation à la parole: "dis"
    Romance sans paroles mais pas sans la parole du poète...
    Dans la strophe 4 la parole intervient pour soigner en exorcisant la scission ontologique entre les âmes, en soulignant une correspondance des âmes par la sensation . L'accès à la parole est la conséquence de la séparation si mal vécue .
    "dis" (quoi? Ce qui précède et ce qui suit dans le vers): invitation à la prise de parole.
    ==> Tout se fond et tout se confond: prix à payer le sujet. Le noyau. Création dans l'art du songe de ce qui n'a pu être créé dans la vie.
    Mais il n'en reste pas moins que Langage/parole demeurent, sans qui il n'y aurait rien qu'une page blanche.

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    Joseph













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  5. #5
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    Je devine, à travers un murmure,
    Le contour subtil des voix anciennes
    Et dans les lueurs musiciennes,
    Amour pâle, une aurore future!

    Et mon âme et mon c***339;ur en délires
    Ne sont plus qu'une espèce d'***339;il double
    Où tremblote à travers un jour trouble
    L'ariette, hélas! de toutes lyres!

    O mourir de cette mort seulette
    Que s'en vont, - cher amour qui t'épeures,
    Balançant jeunes et vieilles heures!
    O mourir de cette escarpolette!






    Ariettes oubliées II
    Montrer que c'est le contrepoint de Ariette I:
    Je devine: Importance du Je= prise de parole
    devine: j'ai l'intuition. Je crois découvrir...On est dans l'incertain, le flou.
    Murmure : serait perception, mais murmure subtil c'est sensation.(= à peine perceptible)
    anciennes: soyez. Murmure suggère l'affaiblissement à la limite de la confusion.
    Soyez attentif à l'éloignement, au mouvement de va-et-vient entre la sensation/perception et le souvenir lointain.
    Il croit découvrir un amour pâle, un fantôme blanc, blafard, blême , image de la mort. dans lueur (vue) musicienne (ouïe)=> synesthésie)
    Dans la deuxième strophe , intuition du malheu[COLOR="rgb(0, 100, 0)"]r, du déchirement[/COLOR]: ne...que(= rien que ça), espèce(= innommable) délires:désordre qui se manifeste par des sensations et une agitation fébriles. double (terreur)
    ***339;il double( caricature effrayante)

    C'est bien le contrepoint de Ariette I
    balancement entre l'extase comme jouissance et la mort seulette (= le suicide)=> Au final le balancement s'incarne dans le va -et-vient de l'escarpolette. Thème éternel de l'amour et la mort, de la jouissance et de la tristesse, mais surtout du déchirement incessant de l'escarpolette. Qu'est-ce qui permet d'affirmer la disparition de la parole (je) au profit de la voix et de la vue , des impressions et de l'expression des sensations du poète? Est-ce la parole qui disparait ou un certain usage de la parole?

    Tremblotte hélas lyres
    tremblotte marque chez Verlaine l'évanescence, hélas marque......, lyres accompagnent nécessairement ( toutes, sans exception) le balancement...

    .dessin...couleurs....son : relevez les synesthésies

    On pourra étudier comment la parole (je devine) du poète le fait passer du dicible à l'indicible du présent au passé, de l'exprimé à l'inexprimé .A sa suite nous allons au-delà de nous-mêmes pour nous retrouver avec les autres dans ce qui est tourné vers tous, universel.
    «*Insensé qui croit que je ne suis pas toi*»Hugo.
    Ainsi comme la foi se nourrit de doutes la parole se nourrit de silence.
    A suivre
    Joseph

    Quant à y voir un balancement entre sa femme et Rimbaud ? Qu'est-ce que cela ajoute?
    Il est vrai que Ariettes oubliées sont écrites avant le départ avec Rimbaud.

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    Question de structure I II III IV V VI VII VIII
    La IV sera précieuse pour la parole de Verlaine: une rhétorique de la persuasion par...le sentiment et singulièrement le chant : une rhéthorique très atténuée ... sans les défauts de la rhétorique

    La V sera l'axe de balancement des Ariettes oubliées.Une quintessence qui recueille


    Pour ce qui est de la III ce serait la profaner après tant et tant de scalpel que vous découvrirez sur internet.

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    A IV

    Il faut, voyez-vous, nous pardonner les choses.
    De cette façon nous serons bien heureuses,
    Et si notre vie a des instants moroses,
    Du moins nous serons, n'est-ce pas ? deux pleureuses.

    O que nous mêlions, âmes sœurs que nous sommes,
    A nos vœux confus la douceur puérile
    De cheminer loin des femmes et des hommes,
    Dans le frais oubli de ce qui nous exile.

    Soyons deux enfants, soyons deux jeunes filles
    Éprises de rien et de tout étonnées,
    Qui s'en vont pâlir sous les chastes charmilles
    Sans même savoir qu'elles sont pardonnées.

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    Il faut, voyez-vous, nous pardonner les choses.
    De cette façon nous serons bien heureuses,
    Et si notre vie a des instants moroses,
    Du moins nous serons, n'est-ce pas*? deux pleureuses.

    La grande rhétorique de Verlaine
    De la musique mais pas que cela
    Il ne s'agit pas de convaincre mais d'amener Rimbaud et le lecteur à donner son assentiment , son adhésion à ce que dit la parole de Verlaine. Pour cela il doit éprouver une évidence sensible qui l'entraîne sans qu'il ait conscience de perdre sa liberté et la vérité. Qu'il ne se dise pas: «*Je me suis fait avoir!*»
    C'est moi qui t'emmène à te le dire, mais c'est toi qui le diras en fonction de ce que tu éprouves en écoutant la parole que je t'adresse.
    Pour cela il s'agit de brouiller les frontières que la scission Je/tu a fait éclater dans des disputes violentes. Faisant cela on fait disparaître tout ce qui pourrait ire obstacle à l'adhésion, à l'assentiment.
    C'est le retour du nous qui annule la distinction je/tu . C'est la nécessité et le devoir de pardonner à soi-même et, en même temps à autrui, qui réunit Verlaine et Rimbaud dans une exigence commune. C'est le même poids des «*choses*» du passé qui pèse sur chacun. Le remède est le même.
    De cette façon: en faisant cela et en considérant cela il en découle.... Difficilke de pas accorder que Verlaine une d'une grande rhétorique articulée sur ce qu'il considère comme la vérité et portée par la musique.
    Vers 2: Jeu des voyelles et des consonnes. Rôle des c,ç,se, reu,eu,se...e,a,eon,on. Trimètre etc...
    Chez Baudelaire la musique c'est l'harmonie ( jeu des voyelles,union des contraires) les allitérations et le rythme , comme retour à intervalles réguliers d'un temps forts).
    Les commentateurs soulignent le terme choses , son vague... Soulignons sa musicalité dans le contexte du vers. Le terme vient à point et dissous la faute, sans s'y attarder. Très habile. S'y attarder aurait ranimé la fureur de Rimbaud et produit une dissonance?
    Où est la parole et la rhétorique dans cette strophe?
    Dans sa volonté à amener - celui à qui il s'adresse ***8211; à dépasser un réflexe de refus et à replonger dans le nous qu'il formait avec lui, Verlaine lui fait effectuer un retour en arrière: non pas dépasser la résistance mais revenir avant le moment où elle est née du déchirement entre le je et le tu. La dispute fut violente . Ce fut le malheur d'un instant. né du déchirement. Il y a eu d'autres disputes, des instants moroses, tristes.
    Verlaine n'a pas perdu toute rhétorique: les périodes: et si....du moins ***8230; en témoignent.
    Si on revient en arrière ce na peut être qu'en enfance avant la différentiation.
    L'enfance c'est le génie retrouvé disait Baudelaire.

    Perspective: dans les deux dernières strophes retrouvez le champ lexical de l'enfance.
    A suivre
    Joseph

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    O que nous mêlions, âmes sœurs que nous sommes,
    A nos vœux confus la douceur puérile
    De cheminer loin des femmes et des hommes,
    Dans le frais oubli de ce qui nous exile.

    Soyons deux enfants, soyons deux jeunes filles
    Éprises de rien et de tout étonnées,
    Qui s'en vont pâlir sous les chastes charmilles
    Sans même savoir qu'elles sont pardonnées.

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    O que nous mêlions, âmes s***339;urs que nous sommes,
    A nos v***339;ux confus la douceur puérile
    De cheminer loin des femmes et des hommes,
    Dans le frais oubli de ce qui nous exile.

    Soyons deux enfants, soyons deux jeunes filles
    Éprises de rien et de tout étonnées,
    Qui s'en vont pâlir sous les chastes charmilles
    Sans même savoir qu'elles sont pardonnées.

    La stratégie de Verlaine apparaît:
    produire les conditions d'une appartenance commune qui permette de se mêler sans heurts, produire les conditions d'une communication ancrée dans la compréhension rendue possible par le mêlange.
    Il s'agit de gommer ce qu'engendre le souvenir des violences passées pour faire place à la douceur du partage des impressions et de l'expression des sensations, tout cela ayant pour fin d'amener la transformation de la violence en douceur de l'enfance retrouvée.
    Il s'agit bien d'une stratégie fondée sur la persuasion lyrique: comment ne pas pardonner si en pardonnant à Paul on se pardonne à soi-même?
    Puérile, deux enfants (on compte le semblable), deux jeunes filles, chastes, loin des femmes et des hommes....= dans l'enfance avant la différation sexuelle

    On peut se demander si ce retour en arrière est de bonne stratégie et si la douceur est autre chose que la douleur atténuée....

    => Voir la suite page 2

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