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Discussion: Conseil pour une première khôlle de philosophie

  1. #1
    Date d'inscription
    October 2010
    Messages
    1

    Par défaut Conseil pour une première khôlle de philosophie

    Bonsoir à tous !
    Bon, voilà, je suis en hypokhâgne à Nice, j'ai ma première khôlle de philo mercredi. J'ai eu le choix entre deux sujets ("La technique est-elle libératrice ?" ou bien "La vertu"). Après avoir réfléchi et trouvé quelques idées sur chacun des deux sujets, j'ai décidé de prendre La vertu (celui qui m'intéresse le plus en réalité!) mais voilà, je suis confrontée à un petit problème...
    C'est la première fois que je suis face à sujet qui compose juste une notion (ou un concept ?) qu'il faut définir. Dois-je trouver une problématique ? Je suppose que oui, mais je comprend pas comment m'y orienter. Est-ce que je dois faire des axes-"définitions" avec différents aspects de la vertu ou alors m'en tenir à un plan de dissertation dans lequel je formule moi même mon problème ?

    Je suppose que ce genre de questions a déjà été posé avant, je m'excuse de la répétition si il y en a une...
    Bonne soirée!

  2. #2
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    April 2001
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    France -
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    21 927

    Par défaut

    Bonjour
    1) Bien lire les conseils pour l'exercice que vous préparez: "Question de méthode"
    http://forum.philagora.net/showthread.php?t=5339
    Tout y est
    2- Mesure et vertu
    http://www.philagora.net/ph-prepa/me...esure_voie.php
    3) Une piste:
    1) Pour la problématique:
    http://www.philagora.net/ph-prepa/dualite/dualite1.php

    2) Pour la recherche des idées:
    http://www.philagora.net/ph-prepa/di...ux-vouloir.php

    "bonheur et vertu, loin de s'opposer, se rejoignent: ils sont le triomphe de la volonté sur l'espérance, et c'est en quoi ils sont aussi liberté"

    La prudence: Elle va servir l'action. Alors que la vertu dépend de la science et s'occupe de la raison, un père dirige ses enfants, la prudence n'est pas la science car ce qui concerne l'homme n'est pas le nécessaire: la science a trait au général, la prudence a trait au fait particulier, elle porte sur la connaissance des moyens et c'est la vertu intellectuelle de l'âge mûr, qui a l'expérience. Cette séparation de la science et de la prudence peut paraître artificielle car on voit mal comment un homme pas éduqué pourrait être véritablement prudent.

    Une piste:
    - "Le sage se contente de lui." Cité par Sénèque, Lettres à Lucilius, I, IX, 63.
    Avons-nous bien mesuré la profondeur et les conséquences d'une telle affirmation? Voilà qui nous donne la clé du comportement du Corsaire (page 373) comme celui d'Alexis, page 348 dans Le chercheur d'or de Le Clézio?
    Comme si la grande vague du stoïcisme irriguait l'oeuvre comme un défi au temps. Si rien n'est nécessaire au sage, c'est que le bonheur est au fond de soi dans ce pur amour qui enflamme l'âme du désir de beauté et d'abord de la beauté du monde et l'engage à négliger tout autre objet dans lequel le mouvement de leur existence s'engluerait.
    Oui, la vérité de l'existence se trouve dans l'intériorité d'une pensée qui décide de son bonheur en suivant l'infini qu'elle porte en elle.


    Comme accroche ou comme "trait" final:
    La vertu c'est la priorité à l'universel Montesquieu
    http://forum.philagora.net/showthrea...-sur-Philagora

    Des pistes...pas des corrigés qui servent très peu.....

  3. #3
    Date d'inscription
    January 2008
    Localisation
    France/centre
    Messages
    1 460

    Exclamation

    Bonjour,

    La prudence fait partie des vertus premières/primaires, au même titre que la tempérance, la force, le courage et la justice, et ceci dans cet ordre, les unes decoulant de la précédente. Je m’étonne qu’on l’oppose à l’action.

    C’est Pythagore qui en fut le ‘colporteur’ et Platon avant Aristote s’en fit l’écho en évoquant Socrate. (donc ici rien de religieux), elles s'appellent pourtant ces vertus : "cardinales". La prudence incline la raison à rechercher le meilleur moyen de l’action. Il me semble qu’elle n’est pas une science, mais davantage un discernement ou une retenue, freinant tout agissement instinctif primaire.

    La prudence me semble-t-il ne vient pas avec la maturité, elle est la première marche d’une réflexion pour notre préservation. Ne nous apprend’ on pas jeune, avant de traverser à regarder à droite, puis à gauche. Même instinctivement notre réflexion nous porte à tester, évoluer nos gestes, afin qu’il ne nous en coûta point.

    L’animal, qui n’a pas la réflexion et l’intelligence humaines est prudent. Il est éveillé soit par son odorat, sa sensibilité auditive, tactile ou autre, mais il se méfie. Il ne sort pas de son terrier ou du sous-bois, s’il perçoit un danger.

    Pour ma part je suis assez d’accord avec Montesquieu (pardon pour ce manque d’humilité), la prudence est la première vertu pour sa propre vie, sa conservation.

    Le Sage quant à lui à fusionné toutes les vertus cardinales évoquées plus avant, pour atteindre celles qui sont nommées théologales (qui n’évoque pas la religion oblig atoirement ainsi que je l'évoquais plus haut, mais la haute philosophie qui s’appelle : Foi, Espérance, Charité. C’est ce pourquoi Sénèque souligne bien, qu’il n’est plus tourné vers lui seul (le sage), mais vers le don, le partage pour autrui. Plus besoin de personnification.

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