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Discussion: Avoir recours à la guerre est-il nécessairement un aveu d'échec?

  1. #1
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    September 2008
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    Par défaut Avoir recours à la guerre est-il nécessairement un aveu d'échec?

    Bonjour, je suis en terminale S et j'ai à faire chez moi ma toute première dissertation dont le sujet est: Avoir recours à la guerre est-il nécessairement un aveu d'échec?

    j'ai déjà fais des axes: I) Faut il a tout prix ne pas avoir recours la guerre ? dans quelle condition pouvons nous y avoir recours ?
    II) Pourquoi l’homme fait il la guerre alors que c’est contraire à la raison, nature humaine ?
    III) Mais faire la guerre n’est il pas, un aveu d’échec ? avoir recours à la force n’est il pas un faiblesse de l’homme ?

    j'ai écris les trois parties seulement et non l'introduction et la conclusion;

    Faut il a tout prix ne pas avoir recours la guerre ? dans quelle condition pouvons nous y avoir recours ?


    La condition humaine est marquée par la finitude , car l’homme est constitué de besoins et de désirs qui le mène vers des rapport de concurrence et même de conflit avec ses semblables pour le partages des biens du monde . Tous cela en vu de sa survie et de la reconnaissance pour la vie commune. La violence de la guerre de tous contre tous est donc inscrite dans la réalité humaine.
    La guerre est une invention d’abord cultivée par des nations assemblés pour leur bien commun : « la diète des grec déclara à la diète de la Phrygie et des peuples voisins quelle allait partir(…)pour aller les exterminer si elle pouvait » (extrait du dictionnaire philosophique de Voltaire ; La guerre.)
    En effet , la guerre est parfois nécessaire pour se défendre contre un agresseur , réagir si les droits d’un état souverain sont violés… Il y a aussi des violence légitimes, juste et même noble : violence révolutionnaire intérieur de la guerre civil contre un pouvoir inique et les guerre de libération des peuples contre une oppresseur étranger (la colonisation surtout par les français et les anglais au XIXeme siècle) … On pourra alors prendre comme exemple la 1er et 2eme guerre mondiale : « on peut ranger dans la classe de la famine toutes les mauvaises nourritures ou la disette nous force d’y avoir recours pour abrégé notre vie dans l’espérance de la soutenir » ( Voltaire).
    Donc Une telle thèse , qui fait de la paix le souverain bien et donc l’objet d’une volonté catégorique (« a tout prix ») , ne repose t’elle pas sur une illusion concernant la nature de l’homme ?: « un homme est un loup pour l’homme » (Hobbes). Mais aussi les rapport internationaux dont les relations de puissances seraient irréductiblement violentes. Cette illusion désarmerai ceux qui la partagent ou bien au contraire leur ferait prendre les armes pour administrer violemment leur conception de la paix a tous ceux qu’ils n’en veulent pas ? Cela montre bien la conflictualité de la réalité humaine , ce qui pourrait justifier que l’on préfère la guerre à la paix ?


    A vouloir la paix les hommes finissent, individuellement et collectivement , par aliéner ce qui fait leur humanité : la liberté mais aussi légalité et la fraternité qu’elle fonde , en préférant une paix pour le moins paresseuse et lâche. Mais, cependant la guerre est contraire a la raison humaine , à la conscience. Pourquoi l’homme fait il la guerre alors que c’est contraire à la raison, nature humaine ?

    Spontanément on devrait choisir la paix , car l’homme est doté de raison : « le bon sens est la chose du monde ,la mieux partagée » ( Descartes , Discours de la méthode ). Il est donc capable de refuser la guerre. Choisir la guerre serait l’échec de la raison , car l’homme ne serai pas capable de contenir la partie animale de lui même.
    Mettons l’homme sur le plan culturelle et psychique : la culture rend l’homme esclave de ces besoins (tel que je l’ai mentionner dans la première partie) , plus il progresse et plus il s’emprisonne , plus il devient esclave de lui même. On sait que l’être humain est doté de raison , donc il peut décider des normes et des valeurs de sa culture : ici l’homme peut choisir entre le raisonnable (la paix) et l’irresponsabilité (faire des choses tout en sachant qu’il ne devrait pas le faire). En effet : « nul n’est méchant volontairement » (Platon) , les hommes font le mal en pensant agir pour le bien . Ce qui veut dire que les hommes choisissent la guerre en vue de la libération. Pour mettre fin aux conflits, aux tensions , plus rapidement .
    Pour Rousseau (Le contrat social), l'homme doit mettre en place des « conventions », c'est-à-dire établir un contrat social pour unir les volontés individuelles et constituer ainsi la société civile. Il stipule donc la nécessité d'un accord entre les individus, et donc d'un certain renoncement à leur liberté naturelle, et souligne, à la différence de Hobbes, que les individus s'engagent à rester liés même si ce n'est plus un besoin nécessaire à leur conservation. Cette nuance permet de penser que la nature humaine est donc davantage faite pour la paix que pour la guerre, quand bien même elle n'exerce pas l'influence d'une nécessité.


    Mais faire la guerre n’est il pas, un aveu d’échec ? avoir recours à la force n’est il pas un faiblesse de l’homme ? c’est cela que je vais tenter de développer..


    L’aveu c’est « action d’avouer , de reconnaître certains faits plus ou moins pénibles à révéler » (d’après le nouveau Petit Robert). En effet , faire la guerre est voué à l’échec , il y a toujours des victimes que se soit civil, militaire ou la chute d’un empire.. Avouer que la guerre ne rime à rien autant que la paix atténuerai l’échec ?..
    On pourrait mettre en relation l’aveu et la raison. En effet, la raison c’est d’avoir conscience de ces torts. Toute être humain à conscience que la guerre est mal , il sait distinguer le bien et le mal . Je viens de voir que l’être humain a des arguments sensé pour agir contre sa conscience, mais c’est la conscience qui fait de l’homme un homme. Nous n’arrivons pas à expliquer certain de nos actes, l’interprétation de Clausewitz qui a perduré pendant deux siècle : « la guerre est la continuation de la politique par d’autre moyens. Si la diplomatie ne fonctionne pas , alors elle cède la place à la guerre » et que « la guerre n’est pas une relation d’homme à homme , mais d’Etats et Etats ».(Rousseau)
    Avoir recours à la guerre n’est pas un aveu d’échec , en effet rentrer en guerre s’est parfois révélé nécessaire ou bénéfique : la crise de Suez en 1956 .


    Mon soucis est que je n'ai pas réussis à réellement problématisé mon sujet, que ma structure de texte est bancale et j'aimerais qu'elle soit plus fluide et aille vers une meilleure réflexion.

    Pourriez vous me dire ce qui va ou pas dans mon travail, ainsi que m'aider à monter une problématique et une introduction, et me donner des pistes afin d'affiner mon travail car je n'ai plus d'idée sur la manière de tourner mes dires ou d'impliquer de nouvelles idées.

    je vous remercie d'avance de l'implication que vous aurez sur mon travail.
    à bientôt.

  2. #2
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    April 2001
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    Bonsoir
    Peut-être faudrait-il vous interroger: echec de quoi : du présent ou du passé antécédent...On a tout faiot pour l'éviter... Pensez à la colère qui est souvent un aveu d'échec: on n'y est pas arrivé, alors on éclate pour masquer sa faiblesse....
    Tout cela me semble pertinent: un bon travail
    une des questions fondamentales ou problème est peut-être: peut-il y avoir usage de la violence légitime, qui soit synonyme de force. Alors ce srait une affirmation et non un aveu d'échec
    En quoi réside l'échec? Probablement il s'agit d'une politique, de l'échec des échanges (économiques, diplomatiques...). Alors la guerre serait une continuation de la politique, si elle respecte bien entendu le droit de la guerre.
    Ainsi la raison n'est jamais absente.
    ---Les échanges sont des guerres: un jugement relie deux concepts. Tout jugement qui n'est pas tautologique (= dire la même chose) qui ne déroule pas une identité (A = A , la guerre c'est la guerre) est erreur ou mensonge.
    Qu'est-ce qui permet d'affirmer que les échanges sont des guerres? Pour poser une telle affirmation ne faut-il pas entendre sous le terme échange plus qu'un simple circulation de biens (je donne pour que tu donnes)? Qu'est-ce qui peut relever du combat, du risque dans un échange? Cela tient-il réellement aux
    échanges? Le fondement de l'échange n'est-il pas l'égalité reconnue et donc le respect de chacun?

    --"Transactions": terme très important chez M. Mauss. Le terme transaction dit beaucoup plus que échange: c'est, pour ainsi dire un phénomène total. Au sens strict, c'est l'opération pour l'échange d'un bien.

    Malheureuses: = un sens ici : qui ont échoué et qui ont créé un ressentiment, un contentieux entre des États, en l'absence d'un droit international respecté par tous les États.

    Vous avez à bien déterminer, à partir de quand un échange a échoué et à quoi tient son échec. Quelle blessure reçoit un des partenaires de l'échange?
    Cette blessure est-elle une simple perte d'un bien ou une blessure du moi?

    --La guerre n'est-elle pas le seul moyen de rétablir un équilibre bafoué, en l'absence d'un droit international, de sauver le principe de donnant/donnant qui pour l'une des parties n'aurait pas été respecté? Ne pas respecter ce principe n'était-ce pas mépriser l'égalité du partenaire de l'échange?
    Alors ... n'échange-t-on pas des cou ps?


    Il me semble que vous avez saisi intuivement la problèmatique, le chemin qui conduit au problème,; il reste à la présenter de manière discursive:'il suffirait dde l'exprimer dans l'introduction
    Est-ce que cela éclaire le problème?
    http://forum.philagora.net/showthrea...-sur-Philagora

    Des pistes...pas des corrigés qui servent très peu.....

  3. #3
    Date d'inscription
    September 2008
    Messages
    8

    Par défaut

    merci pour votre réponse , en effet vous m'avez bien éclairé sur cette question et j'ai pus mieux cerner le sujet .

    merci .

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