quel est le livre qui vous a le plus marque
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Discussion: quel est le livre qui vous a le plus marque

  1. #11
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    Citation Posté par Garrisonsdicks Voir le message
    Vous allez trouver ça naïf et enfantin, mais j'ai adoré la lecture de la trilogie La Croisée des Mondes de Philip Pullman, dont une adaptation ciné toute pourrie avec Nicole Kidman vient de sortir.
    C'est pas de la littérature, mais c'est un comte vachement bien raconté.

    Sinon elbaid, toi qui aimes le médiéval, tu as sûrement lu l'inachevé Roman du Graal (Perceval) de Chrétien de Troyes et ses continuations (de pas Chrétien de Troyes). La quête de Gauvin, notamment, est génialissime: Gauvin, ou comment descendre la réputation vertueuse des chevaliers d'Arthur. à lire!
    Et ben non... même pas lu , mais j'ai du le voir en librairie
    ce nom me disait quelque chose...a lire en effet !
    C'est sympa les contes fantastiques et c'est vrai que les adaptations sont souvents médiocres... rien ne vaut son propre imaginaire dans la lecture , mais...ollalalal keke je suis fainéant , c est tellement plus facile le cul posé dans un ciné..
    Et me rappelle d'un conte fantastique qui m'avait bien plu auquel j'ai complétement oublié le nom et le titre.. pfff
    Foutu mémoire et le bouquin...che plus ou il est , certainement prété et pas rendu...

  2. #12
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    July 2006
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    la folie, un bienfait pour l'humanité de serge tribolet: livre utilisé pour mon pré-mémoire en quatrième année universitaire...
    lettres à un jeune poète de rainer maria rilke, je ne sais pas si j'ai beaucoup aimé en fait, mais quelques jours après j'ai mis un terme à trois ans et demi d'errance universitaire...
    des histoires fantastiques: la maison sur le rivage de daphnée du maurier, et l'auberge de la jamaique du même auteur...
    milan kundera: c'est l'auteur dont j'ai lu le plus de livre: risibles amours, la plaisanterie, l'insoutenable légèreté de l'être, la lenteur etc, des romans très bien construits, psychologique et philosophique à souhait, un peu ironique parfois, mais l'auteur a beaucoup de talent.
    et l'avant dernier livre que j'ai lu, et que je trouve excellent:
    fragment d'un discours amoureux de roland barthès...

  3. #13
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    May 2003
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    Citation Posté par tokaido Voir le message
    lequel et pourquoi?

    prenez quelques minutes pour nous en faire part.

    je suis a la recherche de bons titres.


    Mon livre préféré à 13 ans était la mort d'ivan Illitch
    de Léon Tolstoï....
    Le lire,le relire,toujours de nouveau.....Où Ivan se trompait suir lui-mêm,pourquoi et,finalement, seulement Ivan ou Léon pouvait se tromper:ce dernier ,s'agissant de sa conception de la vie comme de la mort ou son héros,qui,de bonne foi, ne pouvait se tromper lui-même que par l'intermédiaire de Tolstoï.....
    C'est pourquoi ,aussi,il n'existe pas toujours,pour toutes choses,une unité des contraires.....
    Ivan est né dans l'erreur,a vécu dans l'erreur et perdit la lumière de la vie DANS l'erreur....Tout le reste n'est qu'un maquillage fait pour perdre son temps avec des futilités.....
    Rien d'intelligent.....
    Car,de quoi s'agit-il?
    De savoir lire ce qui a de la valeur c'est avoir du bon goût,dit-on...
    Mais le goût exact,quel est-il?
    Ce n'est certainement pas celui du rêveur solitaire,de celui qui oublie l'espace-temps où il se situe.....

    Au contraire....

    C'est celui qui nous ramène au présent,à la prise de conscience peut-être furtive mais effective de notre temporalité.....
    Ainsi,notre mortalité comme la valeur judicative de ce qui s'en déduit pour le sens de notre vie ne peut être un thème mensongé......
    Là est la seule définition valable du livre qu'il faut lire: de celui qui ne ment pas.....

    Remarque intelligente......

    Mais un livre "intelligemment écrit" ne peut être comme une feuille blanche,vide et sans mensonges.....
    il faut qu'il puisse également,sous une forme plaisante,"
    quelconque", dire une vérité utilisable,peut-être même déplaisante.........

    Or,ce genre de livre n'existe pas .....
    Il n'existe que des mélanges qui,au moins,demandent un travail"actif" du lecteur: pour de l'argent il n'existe que du bon marché.....
    Qui veut donc en savoir plus? Comme auraient pu crier les vieux marchands de tapis au cri perçant?
    Qui veut comprendre la vieille métaphysique de la sagesse antique?
    Comme un vieux rouleau s'étale ce vieux plan qui nous montre tout ce que nous voulons :celui de la vieille ville avec ses miroirs....
    Comme dans un présent éternel s'ouvre devant nous, à chaque instant,ce grand livre du futur:ce qui a toujours été et reviendra de même:même Ivan Illitch,miroir de Tolstoï,peut-être.....

  4. #14
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    April 2006
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    bob morane et ses voyages sidérants un peu partout et les étranges ambiances des aventures science fiction de robert , hélas impossible de les relire... ça ne tient plus

    philip k dick qui est définitivement LE scribouilleur de génie du 20 ème siècle

    lovecraft , on est enfermé à jamais dans le multi univers d'horreurs divines

    voyage au bout de la nuit ... rien que le titre , et depuis impossible de lire quoi que ce soit sans le comparer à Céline ; il m'aura cassé celui-là

  5. #15
    Garrisonsdicks Guest

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    Yo, tout bien refléchi, je crois que ce sont les Chroniques de la Haine ordinaire de Bukowski, qui m'ont le plus marqué. J'y ai découvert le confort sale et répugnant du cynisme, et la misanthropie qui est la mienne provient à mon avis en partie de ce bouquin.

    Et à l'opposé (ou peut-être pas tant que ça), il y a le manifeste esthétique The Picture of Dorian Gray, d'Oscar Wilde. A lire en V.O., parce qu'il n'y a que dans le raffinement de l'anglais qu'on peut vraiment embrasser toutes les subtilités gothiques du roman. J'y vois aussi un cynisme à la fois glauque et snob à la gloire de la haute société londonnienne dans son délire esthète et intellectuel. C'est écoeurant de snobisme esthète, mais après avoir vomi trois ou quatre fois, on se sent libéré.

    Les deux personnages principaux de ces deux livres, Chinaski (chez Bukowski) et Lord Henry Wotton (chez Wilde) sont des véritables mentors pour moi, dans leur manière de se laisser aller dans les charentaises du cynisme misanthrope.

    Les Dialogues des morts de Fénelon ont aussi été une révélation pour moi, je ne sais plus dans quel sens, mais je me rappelle avoir été vachement marqué.

    Les Essais de Montaigne m'ont un temps attiré vers le scepticisme zététique. J'ai failli devenir pyrrhonien, jusqu'à ce que je lise...

    Expérience et Jugement de plus ou moins Husserl, et là c'était l'épiphanie complète. Un intérêt passionnel (ouaip, du genre pas maîtrisable, récalcitrant) pour la théorie de la connaissance, et plus précisément les théories génétiques de la conscience.

    Et du coup, sans faire exprès, et c'est bien dommageable, j'ai dit adieu à ma vie littéraire pour me plonger dans la gnoséologie pure. Véridique: j'ai essayé de relire le Seigneur des Anneaux, eh ben franchement, c'est nul à ch... quand même, non?

  6. #16
    Garrisonsdicks Guest

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    Euh... à cause de Desproge, j'ai confondu Haine Ordinaire et Folie Ordinaire... Mea culpa à Acapulco.

  7. #17
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    Citation Posté par Garrisonsdicks Voir le message
    Euh... à cause de Desproge, j'ai confondu Haine Ordinaire et Folie Ordinaire... Mea culpa à Acapulco.
    "théorie génétique de la conscience"

    ho ben ***** alors...tu tombes a point nommé !
    merciiiiiiiiiiiiiiiii

  8. #18
    Garrisonsdicks Guest

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    'tention elbaid, c'est la théorie qui est "génétique", ça veut dire que cette théorie cherche à faire la genèse (ou la généalogie) de la connaissance, c-à-d à déterminer le parcours de l'idée, le vécu d'une connaissance. Par exemple Husserl fait la généalogie de la logique (entendue dans le sens de "connaissance communicable" -logos=discours), en décrivant les conditions de la réceptivité (sensible, mémorielle, etc... c-à-d l'impression première), puis celles du jugement (comment le sujet entre en contact avec l'objet perçu et en fabrique une idée), puis celles du concept universel (comment le sujet crée à partir de ces idées singulières issues de l'expérience des concepts abstraits communicables, par exemple l'idée de triangle à partir de sa perception de tels triangles particuliers).

    Je m'y jette à corps perdu parce qu'au fur et à mesure de mes recherches (c'est la classe de dire ça!), je me rends compte qu'il y a une sorte de cercle vicieux entre la subjectivité et la connaissance: le sujet prend conscience de lui-même par rapport à sa perception des objets (j'appelle ça, en référence à Husserl, la "conscience positionnelle"), mais en même temps cette même conscience est nécessaire pour viser les objets que je vais connaître (i.e. l'intentionnalité). Dans mon mémoire, à partir de Locke et Hume, j'essaie de mettre en évidence cette spirale, ce qui va me permettre de montrer l'immanence du sujet, ou comment le sujet est cause de soi, et donc responsable uniquement vis-à-vis de lui-même.

  9. #19
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    pourquoi me parles tu de spirales ??????

    grrrrrrrrrrrrr ! MDR

    Pourions nous prétendre découvrir une généalogie de la conscience ?

    L'impréssion premiére , ma premiére impréssion..encore faudrait 'il que je remonte a l'etat de ma premiere conscience et plus que ca....faudrait'il remonter a la premiere conscience qui a identifier l'objet !

    je comprend ce que tu dis dans ce sens...tu me stope si je fais fausse route OK

    Déterminer le parcours de l'idée , mon vécu , ma connaissance est déterminé par le parcourt de mon pêre qui lui même fut déterminé par son pêre...ect ect

    si le sujet prend conscience de lui même par raport a sa perception des objets, cela voudrait dire que les objets influes sur nos consciences....ou bien je dirais que les objets créer notre conscient ou la définisse..

    Tu parles du triangle , l'invention du triangle s'est elle faite dans la spontanéité ?
    ou bien...l'humain l'a t'il identifié dans la nature pour ensuite se l'aproprier et le réinventer , dans ce cas si..l'objet fut conscience avant d'etre connaissance puis une fois l'apropriation communiquer entre l'objet et "soi"..

    C marrant..j'y vois un dialogue entre cet état de conscience brute et l'état de connaissance final qui détermine une conscience au final subjective !

    Le triangle est 'il la matérialisation d'un état de conscience ?
    A quand remonte cette matérialisation ?

    olallalal je vais matérialiser mon lit et ma conscience va dormir lol !

    pétard l'autre fois..y a le spationnaute francais qui a dit un truc de fou...a propos du sommeil..

    "Je peux dormir comme je le pense"...puisque la haut tu peux dormir la tete en bas en haut..en travers...
    la conscience du corps disparait...il devient inerte , plus rien n'est subjectif a ce propos , "l'idée du sommeil" devient une conscience pure ! rrrrzzzzzzzzzzzzz mis a part les ronflements...et encore même poas !

  10. #20
    Garrisonsdicks Guest

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    L'impréssion premiére , ma premiére impréssion
    Dans le cas de mes recherches, je ne cherche pas les conditions de la toute première expérience, mais les conditions de la réceptivité (le premier contact du sujet avec le monde, les étants, ou comme du voudras appeler tout objet de connaissance), c'est à dire, selon moi, les impressions sensibles.

    si le sujet prend conscience de lui-même par raport a sa perception des objets, cela voudrait dire que les objets influes sur nos consciences....ou bien je dirais que les objets créer notre conscient ou la définisse..
    C'est exactement la problématique de mes recherche. La conscience est, de toute évidence, positionnelle: elle est déterminée sur le mode de la mise en relation avec les objets de la connaissance. Par exemple par l'idée de distance, ou de différence temporelle, ou de différences de forme, d'étendue, etc... Donc le sujet est constitué par la mise en relation qu'il effectue de lui-même par rapport aux objets de la connaissance (et déjà là, on peut voir une sorte d'auto-constitution, parce que le sujet se forme de façon spontanée avec ce pouvoir qu'a l'entendement de faire des mises en relation).

    Et donc il faut que la conscience soit déjà présente pour pouvoir être mise en relation par elle-même avec les objets de la connaissance. Les objets (ou les impressions sensibles, parce que, comme dirait Hume, rien ne nous prouve qu'il y a des objets derrière nos impressions) sont donc la base fondamentale de la constitution du sujet. Mais en même temps la subjectivité est la condition nécessaire de sa propre constitution. C'est comme si pour construire une grue, il fallait obliirement cette même grue (et pas une grue semblable, CETTE grue, qui serait donc nécessaire à sa propre construction).

    D'aucuns, comme Hume, diront que dans ce cas le Moi n'existe pas, est juste une illusion. J'aurais tendance à répondre que par sa propre activité, sa propre puissance immanente, le sujet n'est pas qu'une fiction de l'esprit, mais bien une réalité, non pas comme substance, mais comme puissance de percevoir, comme conscience.

    C marrant..j'y vois un dialogue entre cet état de conscience brute et l'état de connaissance final qui détermine une conscience au final subjective
    C'est très semblable à ce que je viens d'écrire, Spiderman. T'es le roi de la réminiscence. En plus, t'en rajoutes un peu. Je pense que par un abus de langage, on a tendance à considérer la concience comme une substance. Mais, et le terme anglais le suggère bien, on devrait plutôt la considérer comme une dynamique, une activité, un mécanisme. L'anglais consciousness est une bonne illustration. Au lieu de le traduire par "conscience", on devrait dire "consciosité", ou le fait de prendre conscience. Et donc je reviens à ce que tu dis, on pourrait faire une généalogie du Moi en déterminant les différents niveaux de consciosité du sujet => conscience brute (intentionnalité, réceptivité) => jugement (raison) => mise en relation (conscience positionnelle) => Moi (ego, subjectivité). Et cela dans un cycle fluent, puisque le vécu s'enchaîne de perception en perception, dans ce qu'on pourrait appeler, encore en référence à Husserl, le flux des vécus.
    Si cette évolution de consciosité est cyclique, il est évident que l'état de consciosité subjectif précède à un moment donné l'état de conscosité brute, ce qui permet l'intentionnalité. Reste à définir quel était l'état primordial, c'est à dire qui de la poule ou de l'oeuf était là en premier. Poil au nez. Et là, mon petit pote, on pourrait dire que l'on fait une généalogie de la conscience à travers les vécus, comme tu le pensais au début.

    Tu parles du triangle , l'invention du triangle s'est elle faite dans la spontanéité ?
    ou bien...l'humain l'a t'il identifié dans la nature pour ensuite se l'aproprier et le réinventer , dans ce cas si..l'objet fut conscience avant d'etre connaissance puis une fois l'apropriation communiquer entre l'objet et "soi"..
    Encore une réminiscence. Tu poses un peu la question de la formation noématique des objets. C'est-à-dire l'objet en tant que tel existait-il avant que je ne le perçoive? N'est-ce pas le sujet qui donne à l'objet son sens (noématique=qui fait de l'objet un noème), en fonction de la manière dont il le perçoit (noétique=qui donne lieu à la noèse)?
    Lorsque je perçois un rocher par exemple, ce rocher existe-t-il objectivement en tant qu'étant? Ou est-ce moi qui lui donne son identité d'être ce rocher, distinct de tout autre?
    Ce problème sur les champ de pré-donation et le rôle objectivant du sujet serait très long à résumer, et surtout n'a pas sa place dans ce topic sur les livres. Mais, puisque le topic en question est fait pour ça, je conseille de lire Expérience et jugement de Husserl (enfin, plus ou moins Husserl), chez PUF je crois.

    En tout cas, par ce questionnement, tu mets en doute directement la possibilité de l'ipséité, c'est à dire du fait que tout objet est lui-même, et absolument distinct de tout autre. Si l'ipséité n'existe pas, tu plonges le sujet dans le solipsisme le plus complet: la seule certitude que j'aurais, dans ce cas, c'est d'être conscient, et le reste n'est que spéculation.

    Je fourre mon doigt très profond dans l'oeil de celui qui osera évoquer Descartes.


    Bisou, je vais de ce pas rejoindre mes camarades hippies militants qui vont à mon avis avoir affaire aux CRS aujourd'hui à la fac.

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