Premier,second et troisième trimestre ...
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Discussion: Premier,second et troisième trimestre ...

  1. #1
    gigi57 Guest

    Par défaut Premier,second et troisième trimestre ...

    bonjour, c'est important je n'arrive pas a développer ou du moins essayer de mettre de l'odre dans ma dissertation je m'explqiue , jai fait mon introduction mon plan qui est le suivant : I) oui il faut abandonner tt croyances pour éviter des conflits, ou de se faire de faux espoirs... mais les croyances sont les choses essentielles dasn la vie de l'être hmain car elle constitue son moteur... voila mais dans mes parties je ne sais pas comment élaborer de ous parties dans qu'elel partie je dois mettre croire et savoir ? raison ou croyance? svp j'ai besoin d'aide je odis la rendre avant la fin de la semaine merci par avance...

  2. #2
    nomis Guest

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    tu peux dire que les croyances ont souvent engendrer des guerres.
    Mais les croyances véhicules des valeurs morales (tu ne tueras pas,.... )

  3. #3
    gigi57 Guest

    Par défaut besoin d'aide

    je comprends ce que vous dite mais mon soucis est réellement de faire mon plan et de faire mes sous parties donc si vous pouviez m'aider cela serait gentil je dosi le rendre vendredi Merci

  4. #4
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    Par défaut L’illusion qui réconforte est-elle préférable à la vérité qui dérange ?

    Bonjour, je suis en terminale L, et j'essaie de traiter le maximum de dissertation possible pour faire face à mes difficultées. Ce n'est donc pas un sujet qui m'a été imposé, et je ne dois pas le rendre à mon prof. J'ai donc commencé à traiter ce sujet "L'illusion qui réconforte est-elle préférable à la vérité qui dérange?".

    "Au premier abord, il semble préférable de croire en l***8217;illusion. En effet, si celle-ci offre l***8217;opportunité d***8217;un réconfort, et donc est en soit une certaine source de confort pour l***8217;homme, pourquoi celui-ci devrait-il s***8217;en privé ? Qui préférerait souffrir, alors que la possibilité de confort s***8217;offre à lui ? En effet, il est bien connu que l***8217;homme se donne pour fin d***8217;atteindre le bonheur. Ne se dessine-t-il pas ici, un chemin pour y accéder ? Pourquoi ne pas emprunter le chemin de l***8217;illusion (puisque, toute réalité est ainsi bafouée
    plutôt niée
    , et donc, n***8217;est plus source de malheur et de souffrance) ? Toutefois, l***8217;homme peut-il tomber dans l***8217;illusion par conscience ? Ainsi, face à une réalité qui le dérange, peut-il décider, à un moment donné d***8217;oublier la réalité, et de se donner ses propres illusions ? Tout ceci semble possible, si l***8217;homme parvient à se mentir à soi-même. Mais, cette illusion basée sur le mensonge, peut-elle être encore considérer telle un réconfort ? N***8217;est-il pas préférable pour l***8217;homme d***8217;accéder à l***8217;illusion par l***8217;inconscience (car il ne devra se mentir
    mal dit, obscur
    ) ? Ainsi, il ne se rend pas compte qu***8217;il esquive la vérité, et donc la réalité. Et tombe dans l***8217;illusion la plus totale sans même s***8217;en apercevoir. Notons tout de même, que ceci est encore une fois paradoxal. En effet, il s***8217;agit ici d***8217;une question de choix, faut-il préféré la vérité ou l***8217;illusion. L***8217;homme face à ces deux possibilités doit choisir de manière consciente. Ainsi, tomber dans l***8217;illusion par simple inconscience, peut-il encore être considérer comme un choix ?

    Admettons alors qu***8217;une personne soit tombée dans l***8217;illusion par inconscience, et décide une fois d***8217;avoir pris conscience de sa situation, d***8217;y rester. Cette personne va alors émettre un choix, et considèrera alors qu***8217;il est préférable de rester dans l***8217;illusion qui semble si confortable. Cependant, s***8217;agit-il encore une fois, d***8217;un choix ? Ou plutôt, d***8217;un choix qui nait à la fin d***8217;une réflexion ? En effet, tandis que l***8217;illusion est vaine, puisqu***8217;il est rare que l***8217;homme reste dans l***8217;illusion indéfiniment, la réalité elle, est définitive. Le choix présuppose donc que cette personne mesure le pour et le contre. Ainsi, ne vaut-il mieux pas souffrir en apprenant la vérité, et apprendre à vivre avec, que plutôt vivre sous la menace qu***8217;elle se révèle un jour ? Si nous reprenons donc l***8217;argument qui précède, l***8217;illusion amènerait donc bien au bonheur si celle-ci n***8217;était pas vaine. En effet, le bonheur, ne peut-être le bonheur que s***8217;il est durable. Alors, montrant la vulnérabilité que propose l***8217;illusion, l***8217;homme doit-il préférer la vérité qui dérange ?"


    Et me voici bloquée ici ... J'aimerais juste savoir si mon propos est confus, car j'avoue m'être perdu sous la tonne de questions que je me posais. Et egalement si la piste que j'ai commençais à prendre est correcte. Merci de votre réponse.

  5. #5
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    Bonsoir

    Votre début est mal centré sur la question et le problème qu'elle soulève
    Que perdons-nous à préférer l'illusion?
    Que gagnons-nous?
    Que perdons-nous et que gagnons-nous à préférer la vérité?
    En pesant tout cela vous pouvez juger de ce qui est préférable
    Suivre ce lien:
    http://www.philagora.net/corrige/verite-derange.php
    Voir :

    Moteur de recherche sur Philagora Réparé:
    http://www.philagora.net/cgi/pg-recherchepro.cgi








    Une dissertation de Charles Pépin,rédigée.
    http://forum.philagora.net/showthrea...ecter-les-lois
    http://www.philagora.net/dissert2/respecter-lois.php

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  6. #6
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    De Nielsen:
    D'abord effectivement définir les termes. Le sujet semble opposer deux termes : Vérité ( par extension la réalité, symboliquement la finitude, la solitude...)
    L'illusion. Elle réconforte donc apaise, endort. Illusion comme une aliénation de soi, comme un refuge. Elle symboliserait notre capacité à se mentir (voir Sartre). Cela semble péjoratif.( voir le rôle de la religion chez Nietzsche par ex, voir aussi Balzac, Illusions perdues)

    Quel est le rôle de l'illusion, sa valeur ? Elle peut être vécue comme une regression infantile. Ce sont les enfants qui rêvent et qui se "font des illusion".
    Sombrer dans le reconfort de l'illusion, n'est-ce pas refuser le réel et vivre une vie imaginée, fantasmée ?
    Tout n'est-il pas illusion ?(Voir le baroque et la vie est un songe de Calderon).

    D'un autre côté, l'illusion n'est-elle pas inévitable, inhérente à la réalité ? Tout homme ou presque construit des projets ouverts sur un avenir idéalisé, souhaite l'épanouissement. A ce moment, l'illusion (qui n'en est plus une lorsque les projets se concrétisent) s'inscrit dans la réalité pour lui donner sens.

    La réalité elle même serait comme un démenti (deuil, folie) de l'illusion.
    L'illusion s'impose à nous et ce sont les apparences qui triomphent. La perception du réel est fausée par nos certitudes(Allégorie de la caverne, Platon)
    Faut-il donc nécessairement opposer vérité et illusion sachant qu'ils semblent étroitement liées ? L'un dément l'autre et inversement. L'existence ne se fonde-t-elle pas svt sur l'ouverture à un idéal (bonheur...) ?
    Voir :

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  7. #7
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    Serait-ce que l'illusion aurait la fonction d'envelopper le moi d'un voile qui le protègerait du désespoir et de l'angoisse? Comment distinguer un tel discours de celui des sophistes? Quel est le prix à payer pour le maintien d'un tel discours? Est-ce l'abandon de la Vérité comme lumière qui fait apparaître des niveaux d'être et la distinction entre l'opinion et la science?
    Bon travail
    Voir :

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  8. #8
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    Merci de votre réponse!
    Je crois avoir compris mon "erreur". J'ai défini chaque terme, sans vraiment chercher à comprendre le lien qu'il y avait entre eux. En voyant "préférable", j'ai tout de suite penser au choix, et ainsi à un état de conscience / d'inconscience. Mais également à: "qu'est-ce qu'il y a de pire: tomber dans l'illusion, ou affronter la réalité?". Par là, en approfondissant encore un peu, j'aurai sans doute pu être amener à me demander, "qu'est-ce qu'il y a à perdre? ou encore à gagner?".
    Je vais reprendre vos différentes pistes, et essayer de fournir une réponse, cette fois-ci plus approfondie et argumentée.
    Là se trouve tout le plaisir de la philo': celui de recommencer!!

  9. #9
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    Par défaut la conscience de soi suppose-t-elle autrui?

    Bonjour, toujours dans le but de m'entrainer pour le bac, voici la dissert" que j'aurais pu faire en examen "la conscience de soi suppose-t-elle autrui?". Je me suis mise en condition, c'est-à-dire que j'avais 4 heures pour le faire. Ce n'est pas un sujet donner par le prof . Je voudrais juste savoir si je répond bien à la question (La conscience de soi suppose-t-elle autrui?) Merci de votre réponse.

    « Je suis devenu question pour moi-même » déclare Saint Augustin. Ainsi, l’homme n’est plus sûr de rien, pas même de sa réalité. Il a donc besoin de preuve de son existence. Autrui peut-il lui en fournir ? La question ici est de savoir si la conscience de soi suppose autrui. Ainsi, un problème se pose : en effet, comment autrui peut-il avoir conscience de ce que je suis ? Je veux dire, comment l’alter égo, l’autre moi, peut-il faire pour que j’ai conscience de moi-même, lui qui est extérieur, et différent de moi ? Ainsi, le problème serait alors de savoir si avoir conscience de soi nécessite un regard extérieur et objectif, ou le regard que je porte sur moi me suffit-il ? Pour se faire, nous montrerons qu’au premier abord, seul moi peux me permettre d’avoir conscience de ce que je suis. Ensuite, de par la proximité que j’ai avec moi-même, il semble difficile pour moi de voir comment j’apparais aux autres, et donc de voir ce que je suis réellement. Nous dépasserons alors ce problème en montrant que c’est grâce à mon intervention, et à celle d’autrui que je peux avoir conscience de ce que je suis.

    Au premier abord, il semble donc impensable d’avoir besoin d’une intervention extérieure pour avoir conscience de ce que je suis. Qui pourrait me connaitre plus facilement que moi-même ? En effet, la conscience que j’ai de moi est immédiate et non discursive. Seul moi vis en permanence avec moi-même. Comme le souligne Lucrèce, l’homme reste en permanence attaché à ce « moi » qu’il déteste. Ainsi comment autrui pourrait-il m’aider à prendre conscience de ce que je suis ? Lui qui ne partage pas les mêmes sentiments, les mêmes activités, ou tout simplement la même vie. Bergson le souligne également dans son œuvre, L’évolution créatrice. En effet, celui-ci précise que « notre passé se manifeste intégralement à nous par sa poussé et sous forme de tendance, quoi qu’une partie seulement devienne représentation ». Ainsi, seul la personne ressent son passé. Je pourrai rendre compte de mon histoire, de mon vécu à autrui. Mais est-ce suffisant ? S’agit-il du même ressentit de vivre, et de ressentir une histoire que de l’écouter ? Peut-il avoir conscience de ce que je suis grâce à l’usage du langage? Nietzsche parle de ce problème lié au langage. Il explique que nos actes sont incontestablement « personnels, uniques, infiniment individuels ». Selon lui, le langage banalise alors le singulier. Pour exprimer ce que je ressens, j’utilise les mêmes paroles qu’autrui. Alors, la subjectivité est toujours ailleurs : que ce soit dans l’effervescence de la vie, ou dans l’approbation de ce qui nous pousse à nous dépasser en permanence. Rien de tous cela ne saurait remplacer le vécu qui est le mien. Autrui n’accède donc aucunement à mon intimité.
    « L’apparence dissimule l’intérieur, et révèle « une surface » : purs semblants car il existe un fossé entre ce qui existe entre l’intérieur et l’extérieur, entre le fondement de l’apparence et l’apparence. » Ainsi, en plus qu’autrui n’est pas avec nous en permanence, et qu’il ne partage donc pas les mêmes souvenirs que nous, Bergson montre que nous pouvons lui caché tous nos plus profonds secrets derrière notre apparence. En effet, aucune preuve n’existe afin de démontrer qu’une personne reflète exactement ce qu’elle est, ou encore pour démontrer que ce qu’elle est s’oppose radicalement avec ce qu’elle donne à voir. Ainsi, seul moi peux savoir ce que je suis vraiment, puisque je suis intérieur à moi-même. Je sais donc ce que je pense, ce que je ressens, et donc j’ai conscience de ce que je suis. Arendt dit dans La vie de l’esprit « soit vraiment tel que tu veux paraitre », elle exprime la possibilité d’un paraitre, c’est-à-dire « sembler aux autres », qui s’accorde avec ce que l’on est, il semble donc difficile de l’appliquer avec exactitude.
    De plus, une personne est soumise à l’impermanence. Être conscient de ce que l’on est, c’est également être conscient que l’on change. Ainsi, pour qu’autrui soit conscient de notre changement, il se doit de nous connaitre depuis longtemps afin de s’en apercevoir, mais aussi pour ne pas en faire une mauvaise interprétation. On comprend bien que, ce rapport à l’autre est difficile à cause de la distance. Notons que contrairement au rapport que j’entretiens avec moi-même, le rapport qui existe entre moi et autrui est discursif et médiat.
    Enfin, pour Arendt, « les activités mentales, invisibles et consacrées à l’invisibles, ne deviennent manifeste qu’à travers le langage ». Ainsi, « l’activité de penser ne laisse aucune trace extérieure ». Comment autrui peut-il être sûr que ce que je lui dis concorde avec ce que je pense ? De plus, ne dis-je pas à autrui ce que je veux ?
    Nous avons compris que, de par la proximité que j’entretiens avec moi-même, seul l’individu peut savoir ce qu’il est. Mais, ne serait-il pas plus fiable d’avoir conscience de soi grâce à un regard extérieur, et donc un regard neutre ?

    Ainsi, on peut difficilement avoir conscience de ce que l’on est sans l’intervention d’Autrui. Hume, dans le Traité de la nature humaine, explique que l’introspection m’aide à accéder qu’à la conscience de mes états (triste, joyeux,…). C’est ce dont parle également Bergson lorsqu’il parle de « l’apparente discontinuité de la vie psychologique » dans l’évolution créatrice. Il explique alors que cette discontinuité tient au fait que notre « attention se fixe sur elle par une série d’actes discontinus ». Ainsi, pour me rendre compte de ce que je suis, n’ai-je pas besoin d’autrui ? c’est ce que montre Sartre en disant que « autrui est le médiateur entre moi et moi-même ». Cela se remarque aussi par exemple avec Freud, qui au travers de la psychanalyse ou encore le recourt à l’hypnose, nous permet d’accéder à notre inconscient, justement grâce à l’aide d’un spécialiste, et donc d’autrui. Ainsi, sans autrui notre inconscient résisterait en permanence à la prise de conscience. Seul le rêve nous donnerait la possibilité d’y accéder, mais encore faut-il savoir l’interpréter. Autrui nous permet également, à travers diverses conversations, de nous rendre compte de ce que nous sommes. On se rend compte de nos faiblesses, de nos forces, et parfois, ils nous rappellent des souvenirs, et rend donc encore une fois, des bribes de notre passé conscients.
    Sartre montre qu’autrui est également un médiateur entre moi et moi-même. Il y a donc un rapport entre sujet et objet. Ainsi, il y a la possibilité de devenir un objet de connaissance, en restant dans une limite qui évite de tomber dans l’aliénation. L’objet que je suis est jeté devant autrui : je suis donc immédiatement objet pour autrui. C’est ce qui différencie alors le rapport que j’entretiens avec moi-même, et celui qu’autrui entretient avec moi. Ceci me rappelle alors une phrase d’Arendt « seul le spectateur et jamais l’acteur connait et comprends le spectacle offert ». Ainsi, le spectateur « qui contemple », et donc Autrui, pose un regard extérieur sur ce que je suis, et donc peut tenter de me comprendre. Mais, la manière dont me perçoit autrui ne risque-t-elle pas d’être trop partielle du fait qu’il me voit de manière extérieur ?
    Ainsi, nous voyons qu’autrui de par la proximité que j’ai avec moi-même, m’aide à rendre compte de ce que je suis, mais également à apprendre des choses sur moi. Mais, autrui est-il vraiment objectif ? Ainsi, faut-il conclure que nous ne pouvons avoir conscience de ce que nous sommes ?

    Nous ne pouvons donc nous baser entièrement sur le jugement d’autrui, ou sur le jugement que l’on pose sur soi-même. Lorsque l’on ment à autrui, en donnant une apparence qui ne nous correspond pas, nous savons que nous déformons notre image, et donc nous avons conscience de ce que nous sommes. Mais lorsque c’est autrui qui nous ment, ou qui nous renvoie une image fausse de ce que nous sommes, comment le savoir ? En effet, autrui ne peut avoir conscience de ce que nous sommes, puisqu’il est extérieur à nous. Ainsi, comment savoir si celui ne déforme pas de manière volontaire ou non, ce que nous sommes ?
    La première solution serait alors de relativiser. Arendt parle alors de la relativisation dans son œuvre, c’est-à-dire le fait de « se penser hors du monde ». Ainsi, s’écarter de tout jugement, permettrait peut-être de retrouver qui nous sommes vraiment. Ainsi, en retournant dans « le monde réel », nous aurions la possibilité de se remettre en question, et ainsi, de remettre en cause notre propre jugement, et celui d’autrui. Parfois, on pourrait se rendre compte qu’autrui, ce regard extérieur nous donne à voir ce que justement, nous refusons de voir.
    Mais revenons à ce que nous disions en première partie. Et notons une chose : je ne suis pas seulement pour les autres, mais également pour moi. Dans ce cas, comme le dit Arendt, « je ne suis pas manifestement un. Il se glisse une différence dans mon unicité ». Pour me connaitre, je dois me dédoubler, pour devenir objet pour moi-même. Mais est-ce aussi simple ? Notons que pour prendre conscience de moi, cela nécessite un dédoublement qui n’est donc pas immédiat, puisque pour moi je suis d’abord un sujet. Mais, le deux-en-un me permet-il vraiment d’avoir conscience de ce que je suis ? En effet, « je suis à la fois celui qui pose la question, et celui qui y répond », ne manque-t-il pas alors d’objectivité ? Eh bien, si on écoute ce que dit Kant, ce ne serait pas un manque d’objectivité, puisque pour lui, la pensée c’est comme « se parler à soi-même, et donc écouter une voix extérieure ». La pensée me permettrait alors de prendre du recul sur moi-même. N’y a-t-il pas alors ici la résolution du problème ?
    Ainsi, je ne peux me connaître par moi-même car je n’ai aucun recul. Seul autrui me donne l’occasion d’apercevoir ce que je suis de manière extérieur. Cependant lui aussi est amené à ne pas être objectif. Ainsi, comme en parle Arendt, « le deux-en-un » qui consiste à dialoguer avec soi-même grâce à la pensée, me permet de prendre en compte l’idée que je me fais de moi-même, de la questionner, de la remettre en cause. Ainsi, la conscience de soi dépend principalement de moi. En effet, qui d’autres que moi, peut synthétiser les informations qu’autrui me donne ? Mais, voyons alors que chacune des informations viennent soit de l’extérieur, et donc d’autrui, ou soit directement de moi. Alors, pour avoir conscience de soi, il faut prendre en compte la manière dont je me vois, et la manière dont autrui me perçoit. Alors, la conscience de soi suppose autrui, mais pas seulement.

  10. #10
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    Par défaut

    Bonjour
    Bon travail . Bien conduit.
    On vous lit avec intérêt.

    http://www.philagora.net/dissert2/autrui1.php

    Voir :

    Moteur de recherche sur Philagora Réparé:
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