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Discussion: Hk Dissert Philo: Pourquoi Le Mal?

  1. #1
    antille971 Guest

    Par défaut Hk Dissert Philo: Pourquoi Le Mal?

    bonjour a tous, un petit coup de pouce ne serait pas de refus. merci d'avance.

  2. #2
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    Vous pouvesz largement utiliser cette page:
    http://www.philagora.net/ph-prepa/le-mal.php
    http://forum.philagora.net/showthrea...-sur-Philagora

    Des pistes...pas des corrigés qui servent très peu.....

  3. #3
    antille971 Guest

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    merci pour cette réponse, j'avoue que c'est encore très dificile, je ne sais pas ou je vais, ni meme comment construire mon intro et ma conclusion...quand au développement..
    je suis quand meme au stade des questions mais c'est très divers et je ne sais pas lesquelles je dois mettre en avant.
    je dois la rendre lundi...que faire?

  4. #4
    riri2 Guest

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    salut je te propose ce ci pour ta réflexion et pour conduire topn plan après les idées tu les trouveras sur le site dans la rubrique consacrée au mal.

    Thanatocratie et "Banalité du Mal"


    Arendt : Eichmann à Jérusalem. Chapitre VIII, les devoirs d’un citoyen qui respecte la loi.
    Hannah Arendt montre comment l’obéissance aveugle à la loi par un citoyen peut le conduire à faire le mal. En l’occurrence, Eichmann qui est un des principaux responsables SS. du génocide n’a pas réfléchi au bien ou au mal, mais a seulement obéit aux lois et aux ordres qui lui étaient donnés par Hitler. Il a été incapable de refuser les ordres sur des fondements moraux. Il s’est simplement comporter en citoyen obéissant sans jugement propre alors qu’il savait quel était le sort des déportés. Il n’a pas pensé.


    Eichemann n’a pas eu le comportement d’un véritable citoyen, il aurait du " faire plus qu’obéir à la loi, (...) aller au-delà des impératifs de l’obéissance et identifier sa propre volonté au principe de la loi, source de toute loi ". Le citoyen doit réfléchir aux conséquences de l’obéissance à une loi qui ne respecte pas les principes de la morale. Il doit être responsable et ne pas se comporter seulement en automate. En aucun cas, le mal ne peut se justifier par l’obéissance à des ordres.


    Non seulement Eichmann a obéi à la loi mais il a aussi voulu montrer qu’il faisait plus que son devoir et à agit de " façon typiquement bureaucratique ". Il est aller jusqu’au bout et au-delà des ordres pour respecter la loi. Il a donc dépasser des lois proprement immorales sans se poser de question sur le bien ou le mal. Cette extrême obéissance lui a permis de " faire taire la voix de sa conscience ". Cependant, il lui est arrivé " des crises de conscience " lorsque les ordres ne lui étaient pas donnés par Hitler. En effet, il refusait de suivre les ordres d’autres personnes que Hitler qui représentait pour Eichmann la seule source légitime du droit. Il ne pensait pas au mal car, pour lui, ces crimes étaient " légalisés par l’Etat ". Ces lois ont " banalisé " le mal.


    En effet, Eichmann a considéré que la loi positive comme légitime mais n’a pas réfléchit au véritable sens de la légitimité. Alors qu’il était évident que les lois positives étaient contraires au bien, il nes’est pas détaché des apparences de légalité. Alors que " dans les pays civilisés la loi suppose que la conscience de chacun lui dise : " Tu ne tuera point " (...) la loi du pays de Hitler exigeait que la conscience de chacun lui dise : " Tu tuera ". Hitler avait un telle emprise sur les SS, que ces derniers ont mis la légitimité qu’ils lui accordaient au dessus de leur conscience. Le mal était légal, reconnu, et même voulu.


    Ainsi, " Le mal avait perdu cet attribut par lequel on reconnaît généralement celui de la tentation ". Le mal était devenu la règle pour ceux qui suivaient Hitler. Le mal était justifié par des lois mais cela ne le légitimait par pour autant. Le citoyen doit donc veiller à ne pas simplement obéir, mais il doit aussi réfléchir au bien et au mal. Le citoyen doit connaître les conséquences de la loi avant de lui obéir aveuglément surtout lorsque la critique de la loi relève de la simple humanité et non de qualités intellectuelles particulières. En effet, la capacité de discerner le bien du mal est une qualité qui appartient à chaque individu.


    Michel Serres : Hermès III. Chap. : Trahison : la thanatocratie
    Se demander quel serait les conséquences si un " fou dangereux " parvenait à la tête d’un Etat qui dispose de la bombe atomique n’est pas la bonne question. Michel Serres considère que les responsables politiques sont déjà des " fous dangereux " car ils ont accepté de mettre en place un système de défense nucléaire qui peuvent aboutir à la fin du monde et à la mort de toute vie. " (Hitler) a gagné la guerre " car tous les chefs d’Etat agissent comme lui en organisant cette défense, en élaborant ces stratégies.


    " Les sciences ont perdu leur composante historique. Parce qu’elles ont perdu l’indétermination ". Michel Serres montre quel est le processus qui a mené la science à participer à cette stratégie qui conduit à la thanatocratie. Les sciences n’ont plus d’histoire car elles sont tournées vers un objectif. Il n’y a plus d’aléa, les chercheurs ne cherchent plus au hasard mais leur travail est programmé, segmenté. La science " a reconnu qu’il lui fallait se priver des questions ourquoi ?se limiter aux questions : comment ? ". La science n’a donc plus fait de recherche son sur propre objet, sur sa finalité et ses méthodes. Elle est devenue un objet pour les autres sciences. Elle n’a donc plus défini ses objectifs en fonction d’elle même.


    Ce processus a conduit la science à aller " vers la Mort ". Il a commencé avec la seconde guerre mondiale où la science a contribué à l’holocauste mais aussi a perverti les générations futures avec l’invention de la bombe nucléaire et surtout son utilisation.


    Cette transformation de la science s’explique par son intégration dans un triangle infernal : stratégie, industrie et science. Les composantes de ce triangle " s’alimentent l’une l’autre " et continuent inexorablement vers la mort de l’humanité. Michel Serres s’oppose donc à l’idée selon laquelle les flux économiques, d’informations et scientifiques qui se multiplient sont favorables à la paix dans le monde et porteurs d’unité et d’espoir. Cette idée est pour lui une idéologie qui cache la vérité en vue de justifier la réalité sur des fondements rationnels. Cette idéologie est " l’idéalisme culturel ". Elle cache le fait que le potentiel de destruction de l’humanité existe et que les hommes politiques nous mènent à la mort en nous cachant la réalité de ce triangle. Cet idéalisme culturel est l’idée que la " global governance " conduit l’humanité vers la fin de l’Histoire, la paix internationale et le bonheur pour tousa alors que le gouvernement mondial est en réalité une " thanatocratie. Le gouvernement de la mort ".


    La science, devenue seulement un objet a pris de plus en plus de place dans la culture. " A partir de Montaigne et de la révélation complète de la Terre, il n’y a plus de nouveauté dans la culture, que scientifique ". La connaissance de cette science est source de pouvoir, de la domination du monde. La science a donc été appropriée par le pouvoir. Le savoir n’est plus innocent, il est devenu " ténébreux ".


    La raison a donc été " emprisonnée " par le pouvoir. Or, la condition essentielle de la rationalité est le dialogue, l’existence de pouvoirs et de contre-pouvoirs qui permettent le contrôle. La science n’est plus contrôlée par aucun contre-pouvoir. Monopolisée par le pouvoir, elle est devenue secrète. Ce manque de dialogue est dû à différents éléments : la scinece est monopolisée par la classe au pouvoir, la segmentation des tâches empêche une communication entre les différentes disciplines. De plus, la science est entourée de secrets militaires qui sont de plus en plus importants depuis la seconde guerre mondiale. Le dialogue n’est donc plus possible, il n’y a donc plus de rationalité. " La rationalité se trouve piégée : l’irrationnelle délirant envahit le savoir, en ce qu’il a perdu son propre contrôle ".


    La parole a permis de traduire la théorie scientifique, de la communiquer, de la développer et de mieux maîtriser le vivant. Mais, au début, ce qui était décrit rationnellement n’était pas totalement maîtrisé par la raison : " le réel dépassait le rationnel ". Grâce aux progrès de la science, aux progrès de la traduction ce décalage s’est réduit jusqu’à devenir nul, insignifiant. C’est ainsi qu’est née la théorie de la fin de l’Histoire, et de l’éloge du progrès : la scinece aurait permis de traduire le réel par la raison. Mais, en fait, Michel Serres montre que ce n’est qu’une idéologie qui justifie l’irrationnel.


    Michel Serres pense qu’il faut alors recréer de nouveaux contre-pouvoirs car l’humanité ne veut pas la thanatocratie mais la vie. Il faut donc s’opposer à cette idéologie et ne pas accepter les arguments qui justifient ce mal, le vrai philosophe doit porter sa critique contre la science, seul véritable variable universelle. " Scientifiques de tous les pays, unissez-vous. Croisez-vous les bras tant que votre spécialité reste articulée au projet de suicide ". Tel est le moyen de lutter contre le mal, de ne plus le rendre banal, légitime. Cette révolte devrait permettre de remettre en cause la finalité de la science et de se poser la question du " pourquoi ? ".

    Bon courage

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