L'amour:Le mythe de l'androgyne (tout y est)
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Discussion: L'amour:Le mythe de l'androgyne (tout y est)

  1. #31
    dugogh Guest

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    Est ce le sexe en lui même qui est particulier ou le symbolisme que l'homme porte au sexe qui rend ce dernier si important ?
    Ni l'un, ni l'autre:
    La popularité des aphrodisiaques et de Viagra en apparrence confirment que "tout se passe dans la tète."
    Mais il est aussi possible de voir une cause de dévelopement de cortex dans l'adoption de la position stationnaire de marche-débout.
    L'homme ERRRECTUS expose son zizi, contemple les autres, compare, faute de la frustration dévelope les concepts abstraits (l'******, par ex.), évolue, le cortex et le zizi poussent (le feed-back)
    comme pour la poule et l'oeuf: Ni l'un, ni l'autre.

  2. #32
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    Citation Posté par Amkidor
    Tu ne réponds pas à la question :

    Est ce le sexe en lui même qui est particulier ou le symbolisme que l'homme porte au sexe qui rend ce dernier si important ?
    contrairement a notre ami vincent

    je dirai plutôt les deux. Le corps a ses raisons que l'esprit dérégule parfois.
    Mais cela est aussi vrai réciproquement.

    Dans la sexualité pourvoir est souvent aussi important que faire.

    l'homme est s'érigé pour voir plus loin que le bout de sa queue et que pourrait-on dire de la femme selon la théorie dudoghiennne

  3. #33
    dugogh Guest

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    Il faut se contredire:
    L'un ou l'autre, ni l'un, ni l'autre, les deux?
    l'homme est s'érigé pour voir plus loin que le bout de sa queue et que pourrait-on dire de la femme selon la théorie dudoghiennne
    Dans le mythe de François une femme dressée qui montre les fruits défendus? L'idée est, malgré la Lucy, séduisante; la Femme Errigée allume le feu dans la lanterne de mâle..

  4. #34
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    Citation Posté par dugogh
    Il faut se contredire:
    L'un ou l'autre, ni l'un, ni l'autre, les deux?
    Dans le mythe de François une femme dressée qui montre les fruits défendus? L'idée est, malgré la Lucy, séduisante; la Femme Errigée allume le feu dans la lanterne de mâle..
    tilt same player shoot again.

    Onque, le femme se serait érigée afin de mieux présenter les fruits défendus; effectivement il s'agit d'une théorie fort plaisante.

    je me demande franchement si l'erection de la femme est vraiment secondaire au besoin de paraitre.

    Vincent éclaire ma lanterne sur ce point

  5. #35
    Pr GroKrouk Guest

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    Ce mythe est à mon avis personnel, injustement maltraité. On s'engage sur les pentes contournées de la Raison, on interpose la Cité sous la forme d'un cheveu pour couper l'"oeuf" (durci).
    Je ne citerais pas Lamartine : "un seul être..." pour ne pas paraître ridicule et bien parti pour une analyse par MélanieKlein.
    L'amour a été transformé en Machine à Influencer: il faut suivre le mode d'emploi et prendre des cours ?
    Je prétends, comme l'acteur Robin Renucci, interrogé une fois sur ce point, que je n'aime pas quelqu'un parce que c'est une femme, mais que c'est par hasard qu'il se trouve que c'est bien ainsi, et même, que les ébats illustrent un questionnement inlassablement renouvelé sur le sexe (entre autre). Amen!

  6. #36
    dugogh Guest

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    Oui, chers amis, d'un point de vue qu'il ne faut pas négliger,
    "L'amour est un acte sans importance, puisqu'on peut le faire
    indéfiniment."

  7. #37
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    Citation Posté par Pr GroKrouk
    Ce mythe est à mon avis personnel, injustement maltraité. On s'engage sur les pentes contournées de la Raison, on interpose la Cité sous la forme d'un cheveu pour couper l'"oeuf" (durci).
    Je ne citerais pas Lamartine : "un seul être..." pour ne pas paraître ridicule et bien parti pour une analyse par MélanieKlein.
    L'amour a été transformé en Machine à Influencer: il faut suivre le mode d'emploi et prendre des cours ?
    Je prétends, comme l'acteur Robin Renucci, interrogé une fois sur ce point, que je n'aime pas quelqu'un parce que c'est une femme, mais que c'est par hasard qu'il se trouve que c'est bien ainsi, et même, que les ébats illustrent un questionnement inlassablement renouvelé sur le sexe (entre autre). Amen!
    Il est possible de prétendre que l'amour est un don de(s) dieu(x) et que par ailleurs la vie travaille en nous mais il me semble que c'est faire un déni de la volonté de l'homme de s'affranchir. Pourquoi renier l'intelligence humaine et sa compétence à faire durer le temps et à diriger la vie.

    l'homme doit faire vivre dieu autant que l'inverse.

    le corps n'a pas la prépondérance sur l'esprit. L'équilibre est nécessaire.

    Il me semble que le concept d'Amour posséde parfois une signification bouche trou. L'amour physique serait probablement satisfaisant que si l'être humain n'était qu'une machine énergétique or si cela était le cas pourquoi le passage des flux est-il parfois si douloureux .
    Dernière modification par francois2 26/08/2005 à 13h05

  8. #38
    jankrisb Guest

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    C'est bien beau d'intégrer Dieu à l'amour. Ca permet en effet d'obtenir de chouettes définitions de l'amour, de lui attribuer une majuscule, de le sacraliser et de le détacher noblement de la soit disant sordide activité sexuelle.

    Sauf que... l'existence de dieu demeure ultra hypothétique. Plus encore, en matière de production d'hypothèses, celle de l'existence de dieu fait partie de celles qui sont les plus audacieuses, les plus fantasmagoriques et donc... des moins rigoureuses. Ajoutons qu'aucune démarche rationnelle ne permet de la valider. Gardons nous donc d'appuyer quoi que ce soit sur une telle hypothèse, du moins si nous voulons être un peu rigoureux, et même si certains trouveront que l'amour y perd un peu de sa superbe.

    Allons plus loin : si l'amour n'a rien de divin, alors on peut revenir vers le sexe sans peur de se salir les mains. La dissociation soigneuse qu'opèrent certains entre amour et sexe me sidère un peu, surtout quand elle fait mine de s'appuyer sur le texte de Platon. Evidemment, la position idéaliste nous pousse à imaginer Platon éloigné des turpitudes hormonales et du remplissage de corps caverneux. Pour autant, affirmer que l'amour est aspiré par son propre idéal ne dispense pas l'amoureux de décoller depuis un pas de lancement. Sans sexe, pas d'amour. La dialectique platonicienne nous le montre aussi bien que les théories de la sublimation chez Freud. Séparer ainsi le sexe de l'amour lui enlèverait son moteur premier : le plaisir. J'aime quelqu'un quand je sens que les moments passés avec cette personne sont des moments de plaisir, voire de bonheur (mais lier bonheur et amour de maniere indissoluble condamne sans doute l'amour vécu à être irrémédiablement insatisfaisant et incomplet). De la même manière qu'en arrivant dans une nouvelle classe d'école on sentait que tel autre enfant allait nous accompagner de manière plaisante pendant l'année scolaire, nous sentons que telle ou telle personne va nous accompagner de manière plaisante dans cette vie. Et ce plaisir comprend le sexe, même si des siècles de judéo-christianisme nous ont habitués à trouver cette source de plaisir un peu louche. Il n'y a là rien de louche, le sexe est encore la meilleure manière de tisser des liens entre les gens et de constituer des communautés, (n'en déplaise à ceux qui se demandent toujours sur quoi peut bien se fonder la communauté gay). Le sexe ne suffit pas, bien sûr, parce qu'il ne constitue pas la totalité de la réalité humaine, ni individuelle, ni universelle. Mais retirer le sexe de l'amour c'est amputer celui-ci de son membre moteur, si j'ose dire, et le rendre infirme.
    Revenons un peu à cette phrase centrale dans le Banquet : "Le désir et la poursuite de tout s'appelle l'amour". L'amour ne supporte donc aucune soustraction, pas même celle du sexe. Il ne supporterait sans doute pas non plus qu'on gonfle ce "tout" jusqu'à ce qu'il devienne "l'universel", il semble donc difficile de vouloir faire entrer un concept tel que celui de "dieu" au sein même de l'amour, sous peine de voir celui ci devenir impossible, et exploser.

  9. #39
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    Citation Posté par jankrisb
    C'est bien beau d'intégrer Dieu à l'amour. Ca permet en effet d'obtenir de chouettes définitions de l'amour, de lui attribuer une majuscule, de le sacraliser et de le détacher noblement de la soit disant sordide activité sexuelle.

    Sauf que... l'existence de dieu demeure ultra hypothétique. Plus encore, en matière de production d'hypothèses, celle de l'existence de dieu fait partie de celles qui sont les plus audacieuses, les plus fantasmagoriques et donc... des moins rigoureuses. Ajoutons qu'aucune démarche rationnelle ne permet de la valider. Gardons nous donc d'appuyer quoi que ce soit sur une telle hypothèse, du moins si nous voulons être un peu rigoureux, et même si certains trouveront que l'amour y perd un peu de sa superbe.

    Allons plus loin : si l'amour n'a rien de divin, alors on peut revenir vers le sexe sans peur de se salir les mains. La dissociation soigneuse qu'opèrent certains entre amour et sexe me sidère un peu, surtout quand elle fait mine de s'appuyer sur le texte de Platon. Evidemment, la position idéaliste nous pousse à imaginer Platon éloigné des turpitudes hormonales et du remplissage de corps caverneux. Pour autant, affirmer que l'amour est aspiré par son propre idéal ne dispense pas l'amoureux de décoller depuis un pas de lancement. Sans sexe, pas d'amour. La dialectique platonicienne nous le montre aussi bien que les théories de la sublimation chez Freud. Séparer ainsi le sexe de l'amour lui enlèverait son moteur premier : le plaisir. J'aime quelqu'un quand je sens que les moments passés avec cette personne sont des moments de plaisir, voire de bonheur (mais lier bonheur et amour de maniere indissoluble condamne sans doute l'amour vécu à être irrémédiablement insatisfaisant et incomplet). De la même manière qu'en arrivant dans une nouvelle classe d'école on sentait que tel autre enfant allait nous accompagner de manière plaisante pendant l'année scolaire, nous sentons que telle ou telle personne va nous accompagner de manière plaisante dans cette vie. Et ce plaisir comprend le sexe, même si des siècles de judéo-christianisme nous ont habitués à trouver cette source de plaisir un peu louche. Il n'y a là rien de louche, le sexe est encore la meilleure manière de tisser des liens entre les gens et de constituer des communautés, (n'en déplaise à ceux qui se demandent toujours sur quoi peut bien se fonder la communauté gay). Le sexe ne suffit pas, bien sûr, parce qu'il ne constitue pas la totalité de la réalité humaine, ni individuelle, ni universelle. Mais retirer le sexe de l'amour c'est amputer celui-ci de son membre moteur, si j'ose dire, et le rendre infirme.
    Revenons un peu à cette phrase centrale dans le Banquet : "Le désir et la poursuite de tout s'appelle l'amour". L'amour ne supporte donc aucune soustraction, pas même celle du sexe. Il ne supporterait sans doute pas non plus qu'on gonfle ce "tout" jusqu'à ce qu'il devienne "l'universel", il semble donc difficile de vouloir faire entrer un concept tel que celui de "dieu" au sein même de l'amour, sous peine de voir celui ci devenir impossible, et exploser.
    pourquoi mettre la charrue avant les boeufs?

    ainsi donc faire physiquement "l'amour" permettrait de créer l'Amour. L'amour devient donc culturel.

    Pourquoi cette volonté de nier une quelconque puissance créatrice. Le postulat de son existence est pourtant celui qui est le plus conforme à la raison. Sa négation est un postulat difficile à expliquer

  10. #40
    jankrisb Guest

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    Une puissance originelle ?? Je l'admets volontiers, au même titre que l'essence dans mon réservoir est une explosion en puissance.

    Parler de "création" est déjà plus litigieux, car cela implique tout un tas d'autres causes, telles qu'une conscience, une volonté, tout ce genre de choses qui personifient nécessairement cette puissance originelle.

    De plus, associer l'amour à la puissance créatrice est moins un discours rationnel qu'un discours idéologique. Cela permet de justifier le fait qu'on norme cet amour (contre toute vraissemblance d'ailleurs, car de tous temps les amours telles qu'elles se sont vécues ont resisté à la manière dont la religion tentait de les normer), et dès lors de nier l'évidence. Tu écris "L'amour deviendrait culturel", comme si c'était une découverte. En quoi est ce là une découverte ? Ce n'est surprenant que pour ceux qui croiraient en un amour divin qui serait l'amour naturel, et pour ceux qui limiteraient l'amour au sexe, celui ci devenant à son tour le modèle de l'amour naturel.

    Ce qui me semble naturel, c'est que l'on soit attirés les uns par les autres. C'est sans doute en partie d'origine hormonale, nous avons cela en commun avec tous les mamifères. Ce qui est naturel aussi c'est l'attachement que nous avons les uns pour les autres, et ce de manière élective, à commencer par le lien étroit existant entre la mère et son enfant. La pulsion sexuelle elle aussi est naturelle, elle existe dès le départ, au début même de la vie et n'a pas besoin d'être acquise. Aucune de ces manifestation ne peut servir à definir pleinement ce qu'est l'amour. L'amour va au delà des manifestations naturelles car il fait l'objet d'une création; ça serait presque tentant de définir l'amour comme étant toutes les formes d'attachement de l'homme pour son prochain qui dépasse les modes naturels d'attachement. Evidemment, comme dans tout ce qui concerne la création, il est tentant d'imposer des formes académiques d'amour, le mariage en est une par exemple, le mythe de l'amour divin aussi. Contre celà je trouve intéressant d'aller du coté de l'observation des relations amoureuses libres, sortant des cadres établis et des officialisations répertoriées. Or pour en revenir au Banquet, ce qui me semble intéressant dans ce texte est qu'on y présente l'amour comme une aspiration comme une soif, mais sans que soit donnée la recette qui viendra étancher cette soif (tout comme on y refuse tout dogmatisme, rejeté comme impropre à étancher la soif du philosophe). Le mythe des androgynes ne développe d'ailleurs qu'une des geometries possibles de l'amour, puisque l'androgyne est constitué d'une moitié féminine et d'une moitié masculine, mais il est bien dit aussi que d'autres configurations sont possibles, et éprouveraient tout autant l'amour tel que le mythe le décrit.

    Je persiste donc à penser que, même en admettant l'hypothèse d'une énergie motrice générant notre univers, cette énergie n'a qu'un rapport au mieux allégorique avec l'amour, celui ci étant finalement ce que l'homme construit à partir des attirances naturelles (et nécessaires) qu'il éprouve envers les autres hommes.

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