c'est quoi un philosophe?
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Discussion: c'est quoi un philosophe?

  1. #71
    bulletin Guest

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    C'était quoi le sujet deja? (celui la je l'adore mais je sais jamais ou le placer)

  2. #72
    Sur le Fleuve Guest

    Par défaut Un mouvement de la pensée qui va de l’individuel au collectif.

    En complément de la phrase de Bergson:
    «La philosophie n'est pas une construction de système, mais la résolution, une fois prise, de regarder avec naïvement en soi et autour de soi.»

    Je rajouterai l’idée suivante :
    Un mouvement de la pensée qui va de l’individuel au collectif.

    L’acte de philosopher consiste en un mouvement de la pensée qui va de l’expérience individuelle vers des conclusions puis des idées, puis un raisonnement à vocation expressive avec l’espoir de concerner le plus grand nombre.

    Ce phénomène à deux fonctions :
    - Donner à réfléchir à l’autre et par là même amener à la conscience.
    - Transcender l’expérience individuelle et la rendre supportable en lui donnant une dimension qui concerne la condition humaine.


    Dans ces conditions à la base il y a bien toujours une expérience subjective.
    Aussi il y bien plusieurs vérités pour un même phénomène.
    Il me semble que depuis l’irruption de Nietzsche, on ne peut plus nier la part du psychologique dans le fondement d’une Pensée Philosophique.

    Suite à des expériences faites sur des individus qui à la suite d’accident avaient certaines parties du cerveau correspondant au siège de l’affectif endommagées.
    On s’est aperçu que ces personnes étaient incapables de résoudre la plupart des problèmes simples de la vie quotidienne.
    Car semble-t-il la logique pure ne permet justement pas d’apporter des réponses à la plupart des interrogations rencontrées dans le quotidien sans le secours des préférences issues de notre individualité.

    Ceci expliquant peut-être pourquoi il arrive parfois que la hargne utilisée pour défendre un point de vue personnel ou une option philosophique dégénère si facilement en une agressivité digne d’un combat pour la survie.
    Bien souvent ce qui est engagé dans l’énoncé de notre pensé c’est notre nature.
    L’ignorer c’est prendre le risque de l’intolérance et se priver de la possibilité d’apprendre et d'integrer des réalités nouvelles.

    Il paraît qu’un point ne peut concevoir un cube.
    Mais peut-être qu’a force d’échanger certains points pourraient…
    Dernière modification par Sur le Fleuve 15/04/2004 à 11h14

  3. #73
    Estelle br Guest

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    "pouvoir et vérité "ne sont pas indissociables,il s'agit de convaincre

    la question que ze me pose; est il réellement possible de transmettre une vérité à autrui par le biais de l'éloquence; l'autre pour y accéder serait obliger d'y croire. et encore, il approcherait cette vérité avec de's préjugés, sans vraiment la découvrir.
    je pense que l'expérience, la découverte par soi même ne comprend pas que la logique; d'où la difficulté de transmettre à quelqu un une idée ou autre...
    en fait il est tout bonement imposible de transmetre une vérité acquise par les sens, je ne parle pas des sens immédiats.
    c'est quoi un philosophe? selon moi, le philosophe agit et réfléchi avec toute son expérience, ne s'arrête pas à la logique. après, l'intellect et l'écoute attentive permettent de dépasser le stade de l'expérience; mais on ne pourra qu'admettre l'autre, dans le respect; son expérience et sa vérité sont intimemnt liés à lui.

    une vérité qui concerne la condition humaine?
    je suis ok avec Sur le Fleuve "bien souvent ce qui est engagé dans l'énoncé de notre pensée c'est notre nature. l'ignorer c'est prendre le risque de l'intolérance et se priver de la possibilité d'apprendre et d'intégrer des réalités nouvelles"
    je réecris car jaime beaucoup

    est il possible d'intégere de nouvelles réalités? y a til pliusieurs "plans" de vérité? je dirais que oui; le plus souvent ce qui nous interpelle dans un bouquin fait écho avec ce que nous sommes et ce que nous avons pus vivre. les mots employés pour le définir sonty différents des notres, mais l'idée qui s'en dégage converge avec la notre.

  4. #74
    Sur le Fleuve Guest

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    Provient du message de goupyl
    Un mouvement de la pensée qui va de l’individuel au collectif.

    je crois bien que ce thème "essentiel" soit ton préféré.
    Je le reconnais.
    D'autres questions?

  5. #75
    benan Guest

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    je souhaite que l'on me prouve que pouvoir et vérité ne sont pas opposés

    Très honnêtement je ne souhaite pas que l'on me le prouve mais c'est un défi. je crois que je suis incapable de dire comment j'en suis arrivée à les opposer mais pour moi, ils sont absolument contraires, contradictoires, impossible à mettre ensemble.
    C'est là où je mets le choix définitif.

    Si c'est le pouvoir qui compte on peut tout faire, tout et n'importe quoi et je l'entends quotidiennement aux informations...même si les "élites" ne se sentent pas concernés par l'état de la planète.

    Si c'est la vérité...on ne peut aller que très lentement mais au moins c'est du solide.

  6. #76
    Estelle br Guest

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    "pouvoir et vérité ne s'excluent pas"

    je pense qu'un homme au pouvoir se pervertit quelque part. la vérité voudrait prendre des dimensions universelles, agir pour mon bien et celui d'autrui.
    le pouvoir... sentiment de puissance qui me ferme au dialogue?
    les hommes politiques ne demandent jamais directement ce que nous voudrions faire, qui nous voudrions voir au gouvernement, si celui même nous plait.
    les politiques ne prennent pas compte du vote blanc. pourtant il y a une différence entre le vote nul et le blanc;
    là ou ne nous sommes pas d'accord sur un parti proposés, et bien ils ne se soucient pas du pourquoi ni du comment.

  7. #77
    Gian Guest

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    « L’acte de philosopher consiste en un mouvement de la pensée qui va de l’expérience individuelle vers des conclusions puis des idées, puis un raisonnement à vocation expressive avec l’espoir de concerner le plus grand nombre. »

    Cela signifie-t-il que le raisonnement philosophique n’est que de type inductif. C’est un mouvement, à coup sûr, mais il y a aussi, peut-être le retour à l’individuel. Par là, si tu me suis, tu définis la pensée philosophique comme une dialectique sociale.

    « Suite à des expériences faites sur des individus qui à la suite d’accident avaient certaines parties du cerveau correspondant au siège de l’affectif endommagées.
    On s’est aperçu que ces personnes étaient incapables de résoudre la plupart des problèmes simples de la vie quotidienne.
    Car semble-t-il la logique pure ne permet justement pas d’apporter des réponses à la plupart des interrogations rencontrées dans le quotidien sans le secours des préférences issues de notre individualité. »

    Très intéressant. Mais si je peux poser quelques objections … les problèmes simples de la vie quotidienne engage l’affectif, me semble-t-il . Est-ce le cas pour les problèmes dits « philosophiques » ? Par ailleurs, il serait intéressant de voir en quoi l’affect interfère dans notre pensée rationnelle, dans nos démarches logiques.

  8. #78
    Estelle br Guest

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    "les problèmes simples de la vie quotidienne engage l'affectif""est ce le cas pour le les problèmes dit"philosophiques",
    "en quoi l'affect interfère dans notre pensée rationnelle"

    quand je "philosophe" j'y mets de moi. est ce que tu penses que philosophie et affect n'ont rien à voir ensemble?
    on parle bien de "philosophie de la vie" et si philosopher est une manière de penser; est ce que la pensée n'est pas soulevée par des désirs plus profonds? est ce que la philo ne peut pas faire écho à d'autres choses qui ne relèvent pas de la raison?

    il faudrait mieux définir ce qu'est l affect. la façon dont je "reçois "le monde? ce qu'il évoque comme sensations et émotions?
    et finalement, ce qui est en profondeur dans notre être (du point de vue du cerveau) (eh oui encore!) c'est après le cerveau reptilien, le cerveau limbique=siège de l'affect;
    est ce que le cortex, dernière couche du cerveau, ne réagirait pas selon des exitations plus profondes;
    moi quand j'ai découvert la philo çà m'a fait pleurer en plein cours, et à plusieurs reprises, car ce que pouvait dire mon prof m'arrivait de plein fouet .
    je pense toujours que ma vie est intimement lié à la philo. ja trouve que la philo peut dire des choses tellement fortes que je ne peux pas ne pas y être SENSIBLE

  9. #79
    bulletin Guest

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    "je pense toujours que ma vie est intimement lié à la philo. "
    ---->(et vice versa)

    Philo et vie personnelle ou affect sont a dissocier (selon moi)...comme atteindre une quelconque objectivité si tu lie ta philo a ta vie et a tes sentiments...?

  10. #80
    Estelle br Guest

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    je pense que la philo n'est pas si objective que çà!
    mes sensations, émotions etc... peuvent m'en dire long selon moi. et clairement j'en ai fais l'expérience
    après... dur d'être objectif dans le vie je trouve...

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